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ReutersThe Guardian+1Bloomberg+1La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a déclaré lundi devant la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen que le dépassement de l'inflation dans la zone euro appelle à un ajustement prudent de la politique plutôt qu'à un cycle de resserrement agressif, arguant que les anticipations d'inflation à long terme restent ancrées malgré des prix à la consommation bien supérieurs à l'objectif de 2 % de la banque.Reuters+1
Lagarde a qualifié l'environnement actuel de "deuxième scénario" dans un cadre à trois niveaux qu'elle a présenté pour la première fois lors de la conférence des observateurs de la BCE en mars, dans lequel un dépassement modéré mais pas trop persistant justifie "un ajustement mesuré de la politique". "Nous n'avons pas encore observé de signes d'un désancrage des anticipations d'inflation ou d'effets de second tour qui justifieraient une réaction politique plus agressive à ce stade", a-t-elle déclaré, selon Reuters.Investing.com+1
Elle a noté que le choc actuel semble moins intense que l'épisode 2021-2022 qui avait déclenché des hausses rapides des taux, citant un marché du travail plus solide et la hausse des revenus des ménages comme amortisseurs. Elle a toutefois reconnu que le conflit en cours en Iran pèse sur l'activité économique, en particulier dans les services à forte intensité énergétique.Reuters+1
Le membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, José Luis Escrivá, a renforcé le message de vigilance. S'exprimant à Barcelone la semaine dernière et réitérant ses préoccupations lundi, le gouverneur de la Banque d'Espagne a averti que la hausse des prix du pétrole et des matières premières se répercute déjà sur les coûts du transport et des services, et que la banque doit surveiller toute transmission aux salaires. "Les effets de second tour sur les salaires ne se sont pas encore matérialisés", a-t-il déclaré, tout en ajoutant que l'absence de preuve ne doit pas être confondue avec la preuve d'une absence.Bloomberg+1
Ces remarques interviennent moins de deux semaines après que la BCE a relevé son taux de dépôt à 2,25 % — sa première hausse en près de trois ans — alors que l'inflation dans la zone euro a atteint 3,2 % en mai, tirée par les prix de l'énergie liés au conflit au Moyen-Orient. Les marchés financiers tablent actuellement sur une nouvelle hausse d'un quart de point d'ici l'automne, bien que les décideurs politiques aient laissé entendre qu'ils pourraient faire une pause en juillet si les prix de l'énergie continuaient de baisser suite au récent accord entre les États-Unis et l'Iran.The Guardian+3
Les projections de juin de la BCE situent l'inflation globale à 3 % pour 2026, tombant à 2 % seulement en 2028. L'économiste en chef Philip Lane a déclaré la semaine dernière que les prix du pétrole s'étaient rapprochés du scénario de base de la banque depuis l'accord entre les États-Unis et l'Iran, mais a averti que les perturbations de la production et les faibles stocks pourraient maintenir les coûts de l'énergie à un niveau élevé. Le gouverneur de la banque centrale belge, Pierre Wunsch, a déclaré à Reuters qu'il soutiendrait une nouvelle hausse dès juillet si l'inflation continuait de s'élargir au-delà de l'énergie.The Irish Times+4