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livescience+1.livescience+1.livescience+1.livescience+1.livescience+1.Une nouvelle étude a révélé que la statue en bronze du lion ailé emblématique de Venise, qui trône au sommet d'une colonne sur la Place Saint-Marc depuis plus de sept siècles, a été en réalité conçue dans la Chine ancienne sous la dynastie Tang et pourrait avoir été apportée en Italie via la Route de la Soie par le père et l'oncle de Marco Polo.
La recherche, publiée jeudi dans la revue Antiquity, a utilisé une analyse chimique avancée pour retracer les origines de la statue, renversant les théories précédentes sur sa provenance et révélant une histoire extraordinaire de commerce médiéval et d'échange culturel.livescience+2
L'équipe internationale de chercheurs de l'Université de Padoue, dirigée par l'archéologue Massimo Vidale, a analysé les isotopes du plomb dans des échantillons de bronze prélevés sur la statue lors d'une restauration en 1990. En utilisant la spectrométrie de masse, ils ont comparé les rapports isotopiques aux bases de données de référence mondiales et ont retracé le minerai de cuivre jusqu'à des mines dans le bassin du bas fleuve Yangtsé en Chine.livescience
"Venise est une ville pleine de mystères, mais l'un d'eux a été résolu : le 'Lion' de Saint-Marc est chinois, et il a parcouru la Route de la Soie", a déclaré Vidale dans un communiqué. Les gisements de cuivre dans cette région de l'est de la Chine sont utilisés pour le travail des métaux depuis plus de 3 000 ans, remontant à la fin de la dynastie Shang.news.artnet+1
Cette découverte contredit les théories antérieures qui suggéraient que la statue provenait d'Anatolie pendant la période hellénistique, entre le IVe et le IIIe siècle av. J.-C.finestresullarte+1
La recherche révèle que la statue était à l'origine un "zhènmùshòu" ou gardien de tombe de la dynastie Tang chinoise (618-907 apr. J.-C.). Ces créatures hybrides, placées à l'extérieur des chambres funéraires pour dissuader les pilleurs de tombes et conférer du prestige aux défunts, présentaient généralement des museaux de lion, des crinières enflammées, des oreilles pointues, des cornes et des ailes dressées.livescience+1
Le lion vénitien montre des preuves claires de modification par rapport à sa forme originale. Des "cicatrices" métalliques indiquent où les cornes ont été retirées, et les oreilles semblent avoir été raccourcies et arrondies pour donner à la créature une apparence plus proche de celle d'un lion. Selon l'étude, ces changements ont transformé un monstre chinois redoutable en un symbole approprié pour représenter Saint Marc l'Évangéliste.arkeonews+1
Les chercheurs théorisent que Niccolò et Maffeo Polo, le père et l'oncle de Marco Polo, pourraient avoir rencontré la statue lors de leur voyage pionnier à la cour de Kubilai Khan à Pékin entre 1264 et 1268. La République de Venise avait récemment adopté le lion ailé comme symbole officiel au début des années 1260, et les frères Polo "pourraient avoir eu l'idée quelque peu audacieuse de réadapter la sculpture en un Lion Ailé plausible (vu de loin)", suggère l'étude.livescience+1
Les marchands ont probablement expédié la statue à Venise en pièces détachées le long de la Route de la Soie, où des artisans locaux l'ont réassemblée et modifiée pour en faire le symbole désormais associé au saint patron de Venise. La statue était déjà en place lorsque Marco Polo est revenu de ses célèbres voyages en 1295, car le plus ancien document historique la mentionnant date de 1293.globalnation.inquirer+1
Cette découverte apporte de nouvelles preuves sur les vastes réseaux commerciaux qui reliaient l'Europe médiévale à l'Asie, précédant les voyages bien documentés de Marco Polo et soulignant le rôle de Venise en tant que lien crucial entre l'Orient et l'Occident des siècles avant sa célèbre expédition.news.artnet