Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

cnbc+1homehomeLes grandes banques centrales mondiales ont adopté des trajectoires radicalement différentes cette semaine en réponse aux retombées inflationnistes du conflit au Moyen-Orient, la Banque d'Angleterre restant ferme tandis que la Réserve fédérale américaine, la Banque du Japon et la Banque centrale européenne ont toutes augmenté les coûts d'emprunt.
La Réserve fédérale a approuvé mercredi, par un vote unanime de 12-0, une hausse de son taux directeur de 25 points de base pour atteindre une fourchette cible de 3,75% à 4%, sa première augmentation depuis 2023. Le FOMC a déclaré que l'inflation "reste élevée" et que cette hausse favoriserait un "retour plus rapide" à son objectif de 2%. Cette mesure a été prise sous la présidence de Kevin Warsh, qui a défié les pressions du président Trump visant à maintenir des taux bas.thetimes+3
Vendredi, la Banque du Japon a relevé son taux directeur de 25 points de base à 1,25% lors d'un vote de 7 contre 2, portant les coûts d'emprunt à leur plus haut niveau en 31 ans. Reuters a rapporté que le gouverneur Ueda a indiqué que la BOJ était entrée dans une nouvelle phase visant à empêcher l'inflation de dépasser les objectifs, ouvrant la porte à de futures hausses. Le yen s'est néanmoins affaibli après que cette décision partagée a suggéré une urgence moindre à durcir la politique monétaire que ce que les marchés avaient anticipé.home+1
La Banque centrale européenne avait déjà agi le 10 septembre, relevant son taux de facilité de dépôt à 2,50% alors que l'inflation dans la zone euro atteignait 3,2% en août, proche d'un plus haut de deux ans et demi, tirée par une flambée de 14,3% des coûts de l'énergie.businessday
Le Comité de politique monétaire de la Banque d'Angleterre a voté jeudi par 6 voix contre 3 le maintien du taux directeur à 3,75% pour la sixième réunion consécutive. Le gouverneur Andrew Bailey a reconnu que la hausse des coûts mondiaux de l'énergie n'avait eu jusqu'à présent qu'un "effet limité" sur la fixation des prix et des salaires au Royaume-Uni, mais a averti que "plus cette volatilité persiste, plus l'impact sur l'inflation sera important, et plus il sera probable que nous devions relever le taux directeur". L'inflation des prix à la consommation au Royaume-Uni s'élevait à 3,1% en août, au-dessus de l'objectif de 2% de la BoE.bankofengland+1
La BoE a également annoncé une refonte de son programme de resserrement quantitatif, suspendant totalement les ventes actives d'obligations d'État pour six mois et arrêtant indéfiniment les ventes d'obligations à long terme, ce qui a fait chuter le rendement des obligations à 30 ans.home
Cette divergence reflète des jugements différents sur la persistance du choc énergétique lié au conflit au Moyen-Orient. L'Arabie saoudite travaille à restaurer la capacité de son oléoduc Est-Ouest endommagé tout en réacheminant le brut via des transferts navire-à-navire près d'Oman, ce qui atténue certaines craintes sur l'approvisionnement, même si le transit par le détroit d'Ormuz reste gravement perturbé. Le brut Brent a reculé pour la troisième séance consécutive mais reste environ 15% plus élevé ce mois-ci.home
Les marchés anticipent désormais au moins une hausse supplémentaire de la Fed cette année, les responsables projetant des taux de fin d'année entre 4,1% et 4,4%. La prochaine décision de la BoE est prévue pour le 5 novembre, et les marchés de swaps reflètent déjà les attentes d'une hausse lors de cette réunion.advisorperspectives+1