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reuters+1benzinga+1gurufocus+1La déroute des marchés obligataires mondiaux, qui dure depuis une semaine, s'est intensifiée mercredi, entraînant les indices boursiers mondiaux à la baisse, alors que la hausse des rendements du Trésor s'est répercutée sur les taux immobiliers, les coûts d'emprunt des consommateurs et les portefeuilles des investisseurs.
Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans a grimpé à 4,79 % au 2 septembre, son plus haut niveau en plus de deux ans, après une hausse constante depuis environ 4,20 % au début de 2026. Le rendement à 10 ans du Japon a franchi la barre des 3 % pour la première fois en 30 ans, les rendements du Bund allemand ont atteint leur plus haut niveau depuis 2011, et ceux des gilts britanniques ont retrouvé des niveaux inédits depuis 2008. Les contrats à terme sur le S&P 500 ont reculé de 0,3 % et ceux du Dow Jones Industrial Average ont perdu 0,1 % mercredi, tandis que le FTSE 100 britannique a abandonné 0,6 % et le DAX allemand 0,6 %.reuters+3
Cette vague de ventes s'explique par une convergence de facteurs. Mi-août, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a annoncé que le gouvernement allait au moins doubler ses opérations de rachat d'obligations à long terme pour les porter à 4 milliards de dollars par opération, à compter du 9 septembre. Cette mesure a brièvement apaisé les rendements, mais le répit a été de courte durée, les investisseurs s'inquiétant à nouveau du creusement des déficits budgétaires américains.businessinsider+3
Un regain de tension entre les États-Unis et l'Iran a ensuite fait grimper les prix du pétrole, le baril de Brent s'échangeant près de 94,90 dollars, ce qui a alimenté les craintes d'inflation et modifié les attentes concernant la politique de la Réserve fédérale. Le discours ferme du président de la Fed, Kevin Warsh, à Jackson Hole a porté la probabilité d'une hausse des taux en septembre à 66,4 %, selon l'outil CME FedWatch. M. Warsh a réaffirmé que sa priorité absolue était de juguler l'inflation.benzinga+2
La déroute obligataire se répercute directement sur les coûts d'emprunt des particuliers. Le taux fixe des prêts hypothécaires à 30 ans a frôlé les 6,8 % cette semaine, selon Business Insider News Corp , tandis que NerdWallet a fait état d'un taux moyen de 6,73 % jeudi. La hausse des taux menace de ralentir encore un marché immobilier déjà atone en augmentant les mensualités et en renforçant l'effet de blocage qui dissuade les propriétaires actuels de déménager.nerdwallet+1
Pour les investisseurs, Gargi Pal Chaudhuri, responsable de la stratégie américaine chez BlackRock , conseille trois stratégies de couverture : privilégier les obligations à court terme, intégrer des actions à dividendes pour leur faible volatilité et leurs revenus réguliers, et se concentrer sur les actions de qualité, c'est-à-dire des entreprises aux bénéfices stables, aux flux de trésorerie disponibles élevés et aux bilans solides. CNBC Comcast Corporation a souligné que les analystes suggèrent également de se diversifier vers des obligations indexées sur l'inflation et des titres de créance à taux variable.cnbc+1
Tout le monde n'anticipe pas pour autant une aggravation de la situation. Schroders, un important gestionnaire d'actifs britannique, a annoncé jeudi avoir augmenté ses positions sur les obligations du Trésor à long terme, suggérant que les rendements pourraient approcher d'un sommet. Jeudi matin en Asie, la détente des rendements obligataires et le répit dans les tensions américano-iraniennes ont offert une accalmie temporaire aux marchés ébranlés.gurufocus+1