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reuterswmbdradioenglish.aawsatLa Banque centrale européenne ne détecte pas de réaction salariale généralisée face à la poussée inflationniste liée à l'énergie cette année, a déclaré mercredi l'économiste en chef de la banque, rassurant sur le fait que la croissance rapide des prix ne s'enracine pas encore dans l'économie de la zone euro.
Lors d'une conférence universitaire à Lausanne, en Suisse, l'économiste en chef de la BCE, Philip Lane, a déclaré que les travailleurs semblent absorber la hausse du coût de la vie plutôt que de faire pression pour obtenir de fortes augmentations de salaire, en partie parce que les employeurs opposent une résistance.reuters
"Nous ne voyons aucune réaction majeure au choc énergétique, et ma façon de concilier cela est que les gens savent que le coût de la vie augmente plus qu'ils ne l'avaient prévu, mais ils ont aussi beaucoup d'entreprises qui disent : 'Regardez, nous sommes concurrencés par la Chine ; vous savez que si vous demandez trop, nous avons les robots IA prêts à prendre le relais'", a déclaré Lane, selon Reuters.reuters
L'inflation a dépassé les 3 % le mois dernier et certains économistes s'attendent à ce qu'elle atteigne 4 % d'ici la fin de l'année, alors que les prix du carburant et du gaz augmentent dans un contexte de tensions croissantes liées au conflit avec l'Iran. Les paris du marché sur de nouvelles hausses des taux de la BCE ont augmenté, les investisseurs intégrant trois ou quatre mouvements supplémentaires en plus des hausses effectuées en juin et septembre. Mais Lane a suggéré que l'attente réelle du marché, une fois les primes de risque exclues, n'implique que deux hausses supplémentaires, les taux culminant juste au-dessus de 3 % l'année prochaine avant de baisser d'ici la fin 2027.wmbdradio
Lane a également souligné que les faibles stocks de gaz naturel constituaient un risque. Les entreprises énergétiques ont retardé le réapprovisionnement au cours de l'été, laissant les niveaux de stockage à 70 %, soit 16 points de pourcentage en dessous de leur moyenne historique.wmbdradio
Par ailleurs, mercredi, le responsable de la politique monétaire de la BCE, Gabriel Makhlouf, qui dirige la banque centrale irlandaise, a déclaré à la chaîne nationale RTE que la BCE relèverait à nouveau ses taux si les prix élevés de l'énergie commençaient à se répercuter sur d'autres secteurs de l'économie, mais a précisé qu'aucun effet de second tour de ce type n'est actuellement visible.english.aawsat
"Bien que l'inflation soit supérieure à notre objectif, nous ne voyons pas le genre d'effets de second tour qui commencent à se répercuter sur les prix", a déclaré Makhlouf. Il avait averti plus tôt ce mois-ci, après la hausse des taux de la BCE en septembre, qu'augmenter les taux "beaucoup plus" risquait de nuire à la croissance.english.aawsat
Ces commentaires interviennent alors que de nouvelles données montrent que l'économie de la zone euro défie les attentes. L'indice PMI composite flash de la zone euro de S&P Global a bondi à 53,1 en septembre, contre 52,0 en août, bien au-dessus des prévisions consensuelles de 51,7, avec une croissance généralisée dans l'industrie manufacturière et les services. L'OCDE a également relevé mercredi ses prévisions de croissance mondiale pour 2026 à 2,9 %, citant une activité résiliente malgré le conflit au Moyen-Orient, tout en relevant les perspectives de la zone euro à 1,0 %.english.aawsat
"Les chiffres du PMI d'aujourd'hui rendent plus difficile pour les décideurs politiques les plus accommodants de la BCE d'exclure une nouvelle hausse des taux", a déclaré Carsten Brzeski chez ING.english.aawsat