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tradearabiareutersreutersPendant près de cinq mois, le retrait spectaculaire de la Chine des marchés internationaux du pétrole brut a agi comme une soupape de sécurité involontaire, empêchant les perturbations de l'approvisionnement liées à la guerre en Iran de faire grimper les prix à des niveaux records. Ce tampon s'amenuise désormais.
Goldman Sachs The Goldman Sachs Group, Inc. a averti cette semaine que le marché restait vulnérable à une nouvelle flambée des prix, car la Chine devrait recommencer à acheter du brut pour reconstituer ses stocks, alors que les inventaires d'urgence mondiaux ont été épuisés par le conflit. La banque a déclaré que le brut Brent pourrait dépasser les 110 dollars le baril si les perturbations dans le détroit d'Ormuz persistent.tradearabia
Depuis le déclenchement de la guerre en Iran fin février, la Chine a réduit ses importations de brut d'environ 4 millions de barils par jour par rapport aux niveaux d'avant le conflit, puisant plutôt dans ses stocks nationaux estimés entre 1,2 et 1,4 milliard de barils à la fin de 2025. Les importations chinoises ont chuté de 41,3 % sur un an en juin pour atteindre seulement 7,12 millions de barils par jour, le niveau le plus bas depuis près de dix ans.finance.yahoo+3
Reuters a rapporté jeudi que la Chine n'a importé en moyenne que 8 millions de barils par jour depuis avril, contre une moyenne quinquennale de 11,5 millions. Cette réduction, équivalente à environ 3,5 % de la demande mondiale, a libéré des cargaisons pour d'autres importateurs et a aidé le brut Brent à reculer d'un pic d'environ 126 dollars le baril en avril à des niveaux inférieurs à son prix d'avant-guerre.reuters+1
L'Agence internationale de l'énergie a coordonné une libération record d'environ 400 millions de barils de réserves d'urgence pendant le conflit, tandis que les États-Unis ont vendu 133 millions de barils de leur réserve stratégique de pétrole. Le Fonds monétaire international a averti cette semaine qu'une grande partie de ce coussin était désormais épuisée.reuters+1
Une analyse de la Brookings Institution publiée en mai estimait que d'ici la mi-juillet, "toute l'étendue des tampons temporaires sera épuisée, avec un ajustement global du marché de 7,1 millions de barils par jour devant être absorbé".brookings
Le timing est précaire. Reuters a rapporté mercredi qu'une escalade militaire d'une semaine entre les États-Unis et l'Iran a largement compromis la trêve du mois dernier, avec six nuits consécutives de frappes américaines et une nouvelle perturbation du trafic des pétroliers dans le détroit d'Ormuz.reuters
Comme l'a noté Goldman Sachs, la combinaison du ralentissement du trafic à Ormuz, de la diminution des réserves et de la perspective d'une reprise des achats chinois a créé "un plancher structurel plus solide pour les prix du pétrole". Les analystes de Kpler ont averti que la Chine reste un acheteur passif pour le moment, mais une fois que l'épuisement des stocks obligera Pékin à revenir sur le marché, l'équilibre actuel pourrait basculer rapidement.kpler+1