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qcintelcnbc+1cnbc+1La fermeture effective du détroit d'Ormuz depuis le début du conflit entre les États-Unis et l'Iran en février a catalysé ce qui pourrait devenir une refonte permanente de l'infrastructure énergétique du Golfe, alors que les producteurs accélèrent les projets d'oléoducs et que les analystes projettent un avenir où le point de passage pétrolier le plus critique au monde aura beaucoup moins de poids stratégique.
Goldman Sachs The Goldman Sachs Group, Inc. a estimé dans une note publiée dimanche que la capacité effective des oléoducs contournant Ormuz augmentera de 3,8 millions de barils par jour d'ici fin 2027, ce qui permettrait à plus de 60 % des exportations de pétrole du Golfe d'avant-guerre d'éviter le détroit. Cette projection souligne comment les producteurs du Golfe sont passés de la planification d'urgence à la construction active.thedarksideoftheboom.substack+1
Les Émirats arabes unis mènent la charge. Le PDG d'ADNOC, Sultan Ahmed Al Jaber, a déclaré en mai que le pays avait achevé près de la moitié de son nouvel oléoduc West-East 1, qui doublera la capacité d'exportation des Émirats arabes unis sans passer par le détroit pour atteindre 3,6 millions de barils par jour d'ici 2027. L'Arabie saoudite a quant à elle porté son oléoduc East-West — reliant le champ pétrolier d'Abqaiq à Yanbu sur la mer Rouge — à sa pleine capacité d'environ 7 millions de barils par jour. Le Koweït est en pourparlers avec l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis au sujet de nouveaux itinéraires d'oléoducs potentiels qui relieraient sa production à des terminaux situés en dehors de la voie navigable, selon le Financial Times.cnbc+2
La menace du président Trump en juin d'imposer des péages américains sur le détroit d'Ormuz si un accord final avec l'Iran n'est pas conclu dans les 60 jours a ajouté un sentiment d'urgence. Reuters a rapporté que la quête pour contourner Ormuz "remodelera la région", notant que le conflit a révélé les périls de dépendre d'un seul point de passage.reuters+2
Alors que les projets d'infrastructure se déploient, le marché a évité une crise d'approvisionnement totale en grande partie grâce au retrait spectaculaire de la Chine des achats de pétrole brut. Selon les analystes de J.P. Morgan JPMorgan Chase & Co. cités par CNBC, la réduction des importations chinoises a représenté environ 74 % de la baisse du commerce mondial de pétrole brut. Les importations maritimes chinoises sont passées d'environ 11,6 millions de barils par jour en 2025 à environ 6,4 millions de barils par jour en juin, selon les données de Kpler citées par Bloomberg.bloomberg+3
JPMorgan prévoit que la Chine reviendra en tant qu'acheteur majeur de pétrole à partir d'août, à mesure que son secteur pétrochimique se redressera et que Pékin cherchera à reconstituer ses réserves stratégiques épuisées. Ce calendrier introduit une nouvelle incertitude : si les flux d'Ormuz ne se normalisent pas complètement avant que la demande chinoise ne rebondisse, une pression à la hausse sur les prix pourrait revenir.cnbc+1
Les producteurs non membres de l'OPEP+, notamment les États-Unis, le Canada et le Brésil, ont également contribué à absorber la perturbation, les analystes de la Société Générale notant que l'augmentation de la production de ces nations — parallèlement aux libérations de stocks stratégiques — a permis d'éviter une répétition de la crise de 1973. Goldman Sachs a déclaré cette semaine que les flux pétroliers à travers le détroit étaient revenus à environ 70 % des niveaux normaux, mais a averti que de nouvelles tensions pourraient freiner la reprise.energyconnects+1
La trajectoire plus large pointe vers un Golfe structurellement moins dépendant d'Ormuz. Comme l'a noté Reuters, la directive stratégique des producteurs de la région est désormais claire : "diversifier à tout prix".reuters