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investingreuters+1investing+1La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a réaffirmé le bien-fondé de la hausse des taux d'intérêt décidée par la banque en juin, déclarant jeudi au journal français Les Echos : "Nous sommes convaincus d'avoir pris la bonne décision", alors même que de nouvelles données montrent que l'inflation dans la zone euro ralentit plus rapidement que prévu.investing
Lagarde a révélé que les décideurs politiques étaient prêts à agir plus tôt. "Dès avril, une large majorité du Conseil des gouverneurs était prête à prendre une décision, mais nous n'avions pas toutes les informations nécessaires", a-t-elle déclaré lors de l'entretien. La BCE a maintenu ses taux inchangés lors de sa réunion du 30 avril avant de relever ses trois taux directeurs de 25 points de base le 11 juin, faisant passer le taux de la facilité de dépôt de 2 % à 2,25 % — sa première hausse depuis septembre 2023.reuters+2
Cette défense intervient à un moment délicat. L'inflation dans la zone euro a ralenti à 2,8 % en juin, contre 3,2 % en mai, selon les données flash d'Eurostat publiées mercredi, en dessous des prévisions de 3 %. L'Allemagne, la France et l'Italie ont toutes enregistré des chiffres inférieurs aux attentes, l'inflation française revenant à l'objectif de 2 % de la BCE. Ce ralentissement surprise a atténué la pression sur la banque pour qu'elle enchaîne rapidement avec une nouvelle hausse, et plusieurs décideurs politiques ont déclaré qu'il n'y avait pas d'urgence à agir à nouveau lors de la réunion du 23 juillet.reuters+3
Les prix du pétrole ont fortement chuté depuis que les États-Unis et l'Iran ont conclu un accord-cadre de paix le 14 juin, qui comprenait des dispositions pour rouvrir le détroit d'Ormuz. L'énergie — le principal canal par lequel la guerre a alimenté l'inflation — est désormais en sens inverse, bien que les analystes préviennent que les effets de second tour sur les salaires et les prix des services pourraient persister.nytimes+2
Lagarde a reconnu ce changement mais a adopté un ton prudent. "Nous sommes confrontés à un choc d'offre externe qui se propage au reste de l'économie, et nous en voyons maintenant les effets indirects", a-t-elle déclaré aux Echos. "Nous sommes également très attentifs au risque d'effets de second tour, même s'ils ne se sont pas matérialisés jusqu'à présent".investing
La BCE a été la première banque centrale du G7 à relever ses taux en réponse au conflit iranien, agissant une semaine avant les décisions politiques de la Réserve fédérale et de la Banque d'Angleterre. Lors du forum des banques centrales de Sintra le 29 juin, Lagarde avait déjà rejeté les qualificatifs de "hausse d'assurance" pour cette mesure, affirmant que le relèvement des taux était justifié dans les trois scénarios du personnel et que, sans cela, l'inflation aurait pu rester au-dessus de 2 % jusqu'en 2028.thehill+3
Les marchés anticipent désormais une ou deux hausses supplémentaires d'un quart de point d'ici la fin de l'année, septembre étant considéré comme la fenêtre la plus probable. Le scénario de base de BNP Paribas Asset Management reste celui de deux hausses en 2026 — juin et septembre — suivies d'une pause prolongée jusqu'en 2027. Mais la baisse de l'inflation plus rapide que prévu pourrait mettre à l'épreuve ces perspectives, laissant le Conseil des gouverneurs peser la diminution des pressions énergétiques face au risque que la croissance des prix ne se soit déjà ancrée plus largement dans l'économie.global.morningstar+1