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moneycontrolworldoilmoneycontrol+1Deux stratèges de marché éminents ont émis des avertissements distincts cette semaine, soulignant que les marchés financiers ne parviennent pas à saisir la gravité de la crise de l'offre de pétrole brut, alors que les mécanismes qui contenaient autrefois les prix — routes maritimes alternatives, réserves stratégiques et faible demande chinoise — s'érodent rapidement.
Bhanu Baweja, stratège mondial en chef chez UBS Investment Bank, a déclaré que les investisseurs sont devenus complaisants après que les prix du brut n'ont pas réussi à maintenir les pics extrêmes redoutés lors des premières perturbations du détroit d'Ormuz plus tôt cette année. Mais ce calme, a-t-il prévenu, reposait sur des facteurs temporaires qui sont en train de s'inverser.tradingview+1
Baweja a estimé qu'environ un tiers seulement du trafic normal d'Ormuz — soit environ 6 millions de barils par jour sur un total habituel de 20,5 millions — transite actuellement, laissant environ 14 millions de barils par jour manquants par rapport aux flux normaux. "Cela peut exercer une forte pression sur les prix du pétrole", a-t-il déclaré.moneycontrol
Par ailleurs, les analystes de PVM Oil Associates, filiale de TP ICAP, ont averti que le brut Brent pourrait à nouveau tester les 120 dollars le baril. L'analyste de PVM, John Evans, a qualifié cette perspective de "réaliste", notant que l'oléoduc Est-Ouest de l'Arabie saoudite — un contournement critique d'Ormuz — a été temporairement fermé après des attaques houthies, tandis que les combats menacent également le transport maritime via le détroit de Bab el-Mandeb.worldoil+1
"À moins d'arrêter les deux guerres affectant le prix du pétrole et de résoudre le problème mondial des raffineries, notre confrérie se demande où trouver un vaccin contre un Brent à 120 dollars", a déclaré Evans.worldoil
Les deux analyses ont souligné le retour de la Chine en tant qu'acheteur comme catalyseur d'une pression accrue sur les prix. Baweja a noté que la retenue chinoise plus tôt dans l'année avait empêché les stocks de chuter malgré la perturbation d'Ormuz — une dynamique qui s'est maintenant inversée, les compagnies aériennes et d'autres acheteurs différés revenant également sur le marché.moneycontrol
La réserve stratégique de pétrole des États-Unis, quant à elle, est tombée à environ 285 millions de barils début septembre, un plus bas depuis 44 ans représentant environ 40 % de la capacité autorisée. Le stratège de marché senior de Rabobank, Benjamin Picton, a noté que les réserves "se situent à leurs niveaux les plus bas depuis les années 1980, époque à laquelle elles ont commencé à être remplies", avec des inquiétudes quant au fait que les niveaux de stocks pourraient approcher des minimums menaçant l'intégrité structurelle des cavernes de stockage.tradingpedia+2
L'analyste de PVM, Tamas Varga, a déclaré que la perturbation de l'oléoduc coïncide avec l'effondrement des espoirs d'une résolution diplomatique, après le report des pourparlers prévus entre les pays du Golfe et l'Iran. Les contraintes de raffinage — notamment les perturbations de la capacité russe et l'utilisation élevée aux États-Unis et en Inde — resserrent le marché des carburants finis, en particulier le diesel. Les analystes de Bernstein AllianceBernstein Holding L.P. ont séparément prévu que le Brent pourrait atteindre 120 à 150 dollars le baril, étant donné que les flux totaux de pétrole via les routes de transit clés du Moyen-Orient restent inférieurs à 7 millions de barils par jour, contre environ 20 millions avant le conflit.indexbox+2
Le brut Brent a augmenté d'environ 2 % lors des échanges européens mardi, l'oléoduc saoudien restant fermé et les gains territoriaux des Houthis maintenant les risques d'approvisionnement à un niveau élevé.morningstar