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arabtimesonline+1cryptobriefing+1newarabLe président américain Donald Trump a apporté son soutien à l'Accord de défense conjointe de La Mecque signé par l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, qualifiant ce pacte trilatéral de « première étape majeure, audacieuse et importante » vers l'autodéfense régionale dans une publication sur Truth Social.aa+1
« Je suis très heureux que l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan aient récemment et enfin signé l'Accord de défense conjointe de La Mecque », a écrit Trump. « Cela montre comment le Moyen-Orient se rassemble et comment les pays pourront enfin se défendre de manière plus significative. »timesofisrael+1
L'accord, signé le 7 août par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, comprend une clause de défense collective stipulant qu'une attaque armée contre l'un des signataires sera considérée comme une attaque contre les trois : un cadre inspiré de l'article 5 de l'OTAN. Le pacte prévoit également des exercices militaires conjoints, une coopération dans l'industrie de la défense et une plus grande interopérabilité militaire.arabtimesonline+2
Cet accord s'appuie sur un traité de défense bilatéral saoudo-pakistanais signé en 2025, en vertu duquel le Pakistan a déployé des troupes, des systèmes de défense aérienne et des avions de chasse sur des bases du royaume, près de la frontière saoudo-yéménite.news.cgtn
Le président turc Erdogan a déclaré dans une interview accordée à Al Jazeera et diffusée dimanche que l'Égypte pourrait rejoindre l'alliance, qualifiant l'adhésion du Caire de « possible » et soulignant que le pacte restait ouvert à d'autres membres. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a déclaré vendredi que cette possibilité était étudiée « très sérieusement », mais qu'elle nécessitait d'analyser ses implications constitutionnelles et juridiques.newarab+1
Quelques jours avant la signature du pacte, l'Arabie saoudite a également annoncé la création d'une coalition maritime de 14 nations pour protéger la navigation en mer Rouge, comprenant notamment l'Égypte, le Bangladesh, le Koweït, Bahreïn, le Qatar, la Jordanie et plusieurs autres pays.news.cgtn
Malgré les éloges de Trump, le pacte a suscité un débat sur le déclin de l'influence américaine dans la région. Selon des informations du Washington Post, citées par le Jerusalem Post, les États du Golfe, dont l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn, sont « unis dans leur frustration » face à l'approche de Trump vis-à-vis de l'Iran, certains gouvernements remettant en question l'utilité d'héberger des bases militaires américaines.jpost
« Dans leur esprit, les États-Unis ne suffisent plus », a confié un responsable au Washington Post.jpost
Les signataires ont souligné que le pacte ne visait aucun pays en particulier. Erdogan a déclaré à Asharq Al-Awsat que « notre accord ne doit pas être considéré comme la création d'un bloc contre un pays quelconque », tandis que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, n'a pas réagi de manière hostile à cette annonce. Pourtant, l'influent chroniqueur saoudien Abdulrahman Al-Rashed a écrit que « l'alliance fait pencher le rapport de force en défaveur de l'Iran » avec « 400 millions d'habitants, soit quatre fois la population de l'Iran, et plus de 1 400 kilomètres de frontières terrestres donnant sur l'Iran ».caliber+1