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axios+1nprreutersJared Kushner, gendre du président Donald Trump et envoyé pour le Moyen-Orient, a eu dimanche une rare rencontre avec le chef politique du Hamas, Khalil al-Hayya, en Égypte, pressant le groupe militant de prendre des mesures concrètes vers le désarmement alors que les États-Unis tentent de sauver un processus de paix à Gaza au point mort et contesté par Israël.axios+1
La rencontre dans la ville côtière méditerranéenne d'El-Alamein a marqué le premier contact direct de Kushner avec la direction du Hamas depuis la signature de l'accord de cessez-le-feu mettant fin à la guerre de Gaza en octobre dernier. Le haut représentant du Conseil de la paix, Nickolay Mladenov, et l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair se sont joints à Kushner, tandis que le chef du renseignement égyptien, Hassan Rashad, le diplomate qatari Ali al-Thawadi et un haut responsable turc étaient également présents.npr+1
Une source proche de la rencontre a déclaré à Axios que l'objectif était de « traduire » les obligations du Hamas de démilitariser Gaza « en mesures concrètes et vérifiables », notamment le transfert de l'autorité gouvernementale à un gouvernement technocratique palestinien et la garantie que le Hamas ne joue aucun rôle dans la gouvernance future de Gaza. Le Conseil de la paix souhaite que le Hamas commence à démanteler ses armes et ses infrastructures militaires et autorise le déploiement d'une force internationale de stabilisation.axios
Le Hamas a réitéré son engagement envers l'accord, selon des sources diplomatiques interrogées par l'AFP. Cependant, le Hamas a lié la remise de ses armes les plus lourdes à la création d'un État palestinien, ce que le gouvernement israélien actuel rejette. Un responsable du Hamas a déclaré que le groupe exigeait qu'Israël cesse ses attaques et se retire derrière la « ligne jaune » divisant Gaza avant que la mise en œuvre ne commence.aljazeera+1
Kushner doit rencontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lundi, aux côtés de Mladenov et de Blair, pour discuter des « mesures correspondantes » qu'Israël doit prendre. Le 9 août, Netanyahou a rejeté la feuille de route en 15 points de Trump, la qualifiant d'« inacceptable », et a juré qu'aucun retrait israélien n'aurait lieu tant que le Hamas ne serait pas entièrement désarmé.reuters+2
Plusieurs puissances régionales, dont l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie, le Pakistan et l'Indonésie, ont publié dimanche une déclaration commune condamnant le rejet d'Israël, affirmant qu'« Israël porte désormais la responsabilité d'entraver les efforts visant à instaurer la paix à Gaza ». Le parti Likud de Netanyahou a rejeté ces critiques, accusant les États arabes de chercher à affaiblir le Premier ministre à l'approche des élections israéliennes du 27 octobre.npr
Israël a poursuivi ses frappes aériennes sur Gaza dimanche, blessant plusieurs Palestiniens lors de raids sur Khan Younès et le camp de réfugiés de Nuseirat, qui visaient des militants selon l'armée. Plus de 1 250 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu d'octobre, selon les autorités sanitaires de Gaza, dont les chiffres sont jugés fiables par les Nations unies.bbc+1