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wallpaper+1.wallpaper+1.wallpaper+1.wallpaper+1.wallpaper+1.La collection la plus futuriste de Daniel Roseberry à ce jour a ouvert avec succès la Semaine de la Haute Couture de Paris le 7 juillet 2025, avec une présentation puissante intitulée « Back to the Future » qui s'inspire de l'époque de la Seconde Guerre mondiale dans le Paris des années 1940, lorsque Elsa Schiaparelli a fui vers New York avant l'invasion nazie. La collection, entièrement en noir et blanc, a marqué un tournant créatif significatif pour le designer américain, qui s'est éloigné des silhouettes corsetées emblématiques de Schiaparelli au profit de bustiers plus courts et de techniques de tailleur expérimentales conçues pour « continuer à aller de l'avant » tout en brouillant la frontière entre le passé et le futur.
La collection de Roseberry puise une inspiration profonde dans un moment charnière de l'histoire de la mode : juin 1940, lorsque Elsa Schiaparelli a fui Paris pour New York avant l'invasion nazie. Ce contexte historique est devenu le fondement conceptuel de la collection, que Roseberry a décrite comme dédiée à « cette période, où la vie et l'art étaient au bord du précipice : au crépuscule de l'élégance, et à la fin du monde tel que nous le connaissions ». En dépouillant la collection de toute couleur et de références modernes, Roseberry a créé ce qu'il appelle « un vieux monde post-futuriste » qui semble paradoxalement futuriste.10magazine+3
Les éléments architecturaux de la collection font directement référence à l'esthétique des années 1930 et 1940 tout en les transformant en quelque chose de révolutionnaire :10magazine
crfashionbookLa collection Automne/Hiver 2025 a marqué un changement significatif dans l'esthétique emblématique de Schiaparelli, Roseberry abandonnant délibérément les célèbres silhouettes corsetées de la maison qui avaient défini son travail précédent. Au lieu de cela, la taille et les hanches ont été accentuées par des techniques innovantes incluant des rembourrages, du tulle froncé, ainsi que des volants et des froufrous en organza de soie. Cette nouvelle approche offrait « à la fois intensité et aisance », créant du drame sans restriction tout en explorant la liberté de mouvement grâce à un travail de tailleur expérimental.crfashionbook+2
La collection présentait des silhouettes des années 1940 avec des ourlets raccourcis, moins contraints et en colonne, aux côtés d'épaules rembourrées inspirées des années 1980 présentes dans les costumes tout au long de la présentation. La veste Elsa, une pièce aux épaules marquées faisant référence aux designs d'archives, est apparue dans des variantes en laine et en tenue de soirée, représentant cette nouvelle approche structurée qui évitait intentionnellement le corset. Ce départ reflète la comparaison philosophique de Roseberry entre Schiaparelli et sa contemporaine Coco Chanel, notant que « Chanel s'intéressait à la façon dont les vêtements pouvaient être d'une utilité pratique pour les femmes ; Elsa s'intéressait à ce que la mode pouvait être ».aeworld+3
La collection a mis en valeur la virtuosité technique de Roseberry à travers une manipulation innovante des matériaux et des techniques de construction. La laine Donegal et les satins très brillants ont formé la base de costumes de dîner aux coupes nettes, tandis que des broderies de fils argentés et irisés ont rehaussé les vestes d'un éclat futuriste. Les codes familiers de la maison ont été subtilement intégrés par des éléments en céramique dissimulant des motifs anatomiques et des ouvertures en trou de serrure au sein du tailleur, ainsi que des foulards brodés de pois suisses et de rubans à mesurer utilisant des techniques de l'époque d'Elsa.aeworld
Les matériaux ont joué un rôle central pour faire le pont entre le passé et le futur, avec une attention particulière portée à la texture et au mouvement. Les collections précédentes avaient démontré une innovation matérielle similaire, comme les plumes d'autruche traitées à la glycérine du Printemps/Été 2025 qui atteignaient un mouvement lesté, presque liquide, rappelant la fourrure de singe des années 1930. Pour l'Automne/Hiver 2025, cette approche expérimentale s'est poursuivie avec des techniques de corseterie sans couture et la saisissante robe en satin cramoisi arborant un cœur battant mécaniquement incrusté de strass rouges — un hommage direct au « Cœur royal » de Salvador Dalí de 1953 qui illustrait le mariage de la collection entre innovation technique et tradition surréaliste.5elevenmag+1
La collection Automne/Hiver 2025 de Roseberry marque un tournant décisif pour Schiaparelli, le designer lui-même la décrivant comme un « chant du cygne » et faisant partie d'une trilogie créative incluant ses précédentes collections « Phoenix » et « Icarus ». En coulisses, il a révélé son intention de « redécouvrir et restructurer tout » dans son processus créatif à l'avenir, suggérant que cette collection représente à la fois un aboutissement et une transition. Ce changement délibéré par rapport aux codes attendus de la maison reflète la philosophie artistique de Roseberry selon laquelle la mode doit continuellement défier et surprendre : « Je ne veux pas que vous sachiez à quoi vous attendre ».designscene
La palette austère en noir et blanc de la collection et sa rigueur conceptuelle positionnent Schiaparelli non seulement comme une marque de luxe, mais comme une force intellectuelle dans la mode contemporaine. En proposant « un monde sans écrans, sans IA, sans technologie », Roseberry établit une direction créative qui valorise l'artisanat historique tout en restant résolument tournée vers l'avenir. Cette tension entre préservation et innovation semble être le principe directeur pour l'avenir de la maison — créant ce que Roseberry décrit comme « quelque chose d'élémentaire, un retour aux principes qui, à son tour, semble révolutionnaire ».crfashionbook