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apnews+1channelnewsasia+1channelnewsasia+1L'envoyé spécial américain Steve Witkoff et Jared Kushner se sont entretenus samedi au Kremlin avec le président russe Vladimir Poutine pendant plus de trois heures. Ces discussions visaient à relancer les efforts de paix au point mort en Ukraine, les émissaires étant porteurs de ce que le président Donald Trump a qualifié de « proposition pour mettre fin à la guerre ».apnews+1
Cette rencontre, la première entre les émissaires et Vladimir Poutine depuis janvier, est intervenue alors que la Russie et l'Ukraine ont convenu d'une trêve limitée des frappes sur leurs capitales respectives pendant les négociations, un geste de retenue rare bien que limité dans un conflit qui dure depuis plus de quatre ans.nbcnews
Vladimir Poutine a ouvert la séance en déclarant aux émissaires que « la situation n'est évidemment pas simple », tout en saluant la persévérance de Donald Trump dans ses efforts de médiation malgré la difficulté de la tâche. Steve Witkoff a adopté un ton plus personnel, confiant à Poutine que les réunions qu'ils ont partagées figureraient « tout en haut » de ses souvenirs et de ceux de Kushner à l'heure de la retraite.kurdistan24+1
Mais cette chaleur diplomatique masquait de profondes divergences. Le Kremlin a réitéré vendredi que l'exigence de Poutine, à savoir que l'Ukraine cède l'intégralité du territoire des quatre régions revendiquées par la Russie et renonce à sa candidature à l'OTAN, était « inébranlable ». L'Ukraine a fermement rejeté ces conditions. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a déclaré aux médias d'État que « l'administration américaine doit reconnaître les réalités concernant le règlement ukrainien ».reuters+1
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que Vladimir Poutine avait ordonné une suspension de 72 heures des frappes sur Kiev à compter de samedi minuit, en lien avec le déplacement prévu des émissaires dans la capitale ukrainienne. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a quant à lui annoncé qu'il suspendrait les frappes sur Moscou jusqu'à lundi et qu'il attendait les émissaires à Kiev dimanche, ce qui constitue leur première visite sur place depuis l'investiture de Donald Trump.aljazeera+1
Cette trêve ne s'appliquait toutefois qu'aux deux capitales. Ailleurs, les attaques russes de samedi ont fait au moins sept morts, dont cinq employés d'un site industriel dans la région de Dnipropetrovsk. Durant la nuit, la Russie a lancé des missiles balistiques et plus de 160 drones d'attaque, et Volodymyr Zelensky a accusé Moscou d'avoir frappé deux aéroports près de Kiev pour compliquer le voyage de la délégation.channelnewsasia+1
Donald Trump a déclaré aux journalistes que les émissaires cherchaient à voir « si nous pouvons faire bouger les choses », ajoutant : « Nous avons une idée pour la paix », sans plus de précisions. Le Kremlin s'est montré plus prudent, Dmitri Peskov soulignant que Trump lui-même avait indiqué qu'« il n'y a pas de discussions sur de nouvelles idées ».cnn+1
Ce regain d'activité diplomatique fait suite à des mois de stagnation, en partie dus à l'attention portée par Washington à son conflit avec l'Iran. Une rare visite à Moscou le mois dernier du directeur de la CIA, John Ratcliffe, venu mettre en garde la Russie contre toute attaque visant des pays de l'OTAN, n'avait donné lieu à aucun entretien direct avec Vladimir Poutine. Sur le terrain, les lignes de front sont restées largement figées tandis que les deux camps ont intensifié leurs frappes à longue portée : l'Ukraine ciblant des raffineries de pétrole russes et des entrepôts de Wildberries, et la Russie exploitant l'affaiblissement de la défense aérienne ukrainienne pour frapper un plus large éventail de cibles.nytimes+2
La visite de dimanche à Kiev permettra de voir si l'une ou l'autre des parties est prête à réduire l'écart qui les sépare. « Nous attendons Steve Witkoff et Jared Kushner », a déclaré Volodymyr Zelensky, « et nous sommes prêts pour un dialogue constructif ».cnn