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fitchratings+1dmarketforcesdmarketforcesFitch Ratings a confirmé vendredi la note de crédit à long terme du Qatar à « AA » et a retiré l'État du Golfe de sa surveillance négative (Rating Watch Negative). L'agence a toutefois assorti cette note d'une perspective négative, alors que les perturbations persistantes des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) via le détroit d'Ormuz continuent de peser sur les perspectives économiques du pays.ua+1
L'agence de notation prévoit que l'économie qatarie se contractera de 18,8 % en 2026, sous l'effet de l'arrêt quasi total des exportations de GNL depuis que le conflit entre les États-Unis et l'Iran a perturbé le trafic maritime dans le détroit plus tôt cette année. Fitch s'attend à ce que le déficit budgétaire se creuse pour atteindre 2,7 % du PIB, ou 7,1 % si l'on exclut les revenus d'investissement estimés des actifs extérieurs de la Qatar Investment Authority.dmarketforces+1
Fitch avait placé le Qatar sous surveillance négative en mars après que des frappes iraniennes ont endommagé des installations à Ras Laffan, mettant hors service environ 17 % de sa capacité de production. Le retrait de cette surveillance reflète l'avis de l'agence selon lequel le risque de nouveaux dommages graves a diminué depuis lors, bien qu'elle ait souligné que l'impact total de la guerre sur le profil de crédit du Qatar « prendra plus de temps à se préciser ».fitchratings+2
La perspective négative traduit la possibilité d'une prolongation de la période durant laquelle le Qatar ne peut pas exporter de GNL. Fitch table sur « une forme d'accord qui créera les conditions propices à la reprise des exportations par le détroit au premier trimestre 2027 », après quoi elle estime qu'il faudra six mois pour retrouver les niveaux de production d'avant-guerre, déduction faite des capacités endommagées.dmarketforces
Malgré les difficultés économiques immédiates, Fitch anticipe un net rebond une fois que les flux de GNL se seront normalisés et que la première phase de l'expansion de North Field sera opérationnelle. L'agence a précisé que la guerre n'avait eu qu'un impact mineur sur ce projet d'expansion, une augmentation substantielle de la capacité de production devant débuter en 2027. Une croissance à deux chiffres est projetée pour 2028 à mesure que la production continuera de monter en puissance.dmarketforces
Les actifs extérieurs nets souverains du Qatar continuent de servir de tampon et devraient atteindre 254,2 % du PIB fin 2026. L'ouverture du terminal de GNL de Golden Pass aux États-Unis, détenu à 70 % par QatarEnergy, ainsi que la hausse des bénéfices des activités de trading de QatarEnergy devraient compenser en partie les pertes de revenus.investing+1
Ces perturbations ont redessiné les marchés mondiaux de l'énergie. Reuters rapportait en août que le Qatar avait perdu environ 24 milliards de dollars de ventes de gaz sur près de cinq mois d'exportations bloquées. Shell prévoyait en juin que le commerce mondial de GNL pourrait stagner en 2026 si les flux dans le détroit revenaient à la normale d'ici trois mois, la croissance devant reprendre en 2027.gcaptain+1
Fitch s'attend à ce que la balance courante du Qatar enregistre un rare déficit de 4,6 % du PIB cette année, avant de renouer avec un excédent proche des deux chiffres en 2028 grâce à la reprise des exportations d'énergie.dmarketforces