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finance.yahooReuters+1finance.yahoo+1Les marchés pétroliers mondiaux restent sous une pression extrême alors que le blocage du détroit d'Ormuz entre dans son troisième mois, l'Iran refusant de rouvrir cette voie navigable stratégique tant que les États-Unis ne satisferont pas à une longue liste d'exigences. Le baril de Brent a bondi de plus de 6 % sur la seule semaine écoulée, tandis que les nouvelles sanctions américaines contre l'Iran attendues lundi menacent d'éloigner encore un peu plus l'espoir d'une issue diplomatique.
Les analystes de Citi Citigroup Inc. ont averti dimanche que les stocks mondiaux de pétrole observés ont diminué à un rythme d'environ 3 millions de barils par jour entre février et août, soit un prélèvement cumulé de quelque 519 millions de barils. Si cette tendance se poursuit, les stocks de l'OCDE pourraient ne plus représenter que 70 jours de couverture de la demande d'ici la fin de 2027, un seuil critique qui n'avait pas été atteint depuis le second choc pétrolier des années 1970.finance.yahoo
La banque a toutefois prévenu que ces chiffres globaux masquent des tensions bien plus immédiates sur certains produits spécifiques. « Certains produits raffinés (en particulier le diesel) sont déjà en situation de détresse, une situation qui pourrait encore s'aggraver », écrit Citi, soulignant que les prix de gros du diesel aux États-Unis ont dépassé de plus de 100 dollars par baril le cours du WTI, et que les marges de raffinage pondérées ont bondi d'environ 350 % cette année.finance.yahoo
L'Iran a annoncé la fermeture officielle du détroit d'Ormuz en juin à la suite d'attaques américaines, déclarant que tout navire tentant de le traverser essuierait des tirs. Depuis, Téhéran répète que la voie d'eau ne sera pas rouverte tant que Washington n'aura pas mis fin à sa campagne militaire, retiré ses forces navales, levé les sanctions et indemnisé l'Iran pour les dommages de guerre.Reuters+2
Les États-Unis devraient annoncer lundi de nouvelles sanctions économiques contre l'Iran, une décision qui assombrit les perspectives de négociations à court terme. Le président Trump a également menacé de sanctions les pays commerçant avec l'Iran. Téhéran a rejeté ces dernières menaces, le secrétaire de son Conseil suprême de sécurité nationale affirmant que le pays « ne reculera jamais, que ce soit dans la guerre ou dans les négociations ».Iran International+1
Ajoutant aux bouleversements structurels des marchés pétroliers, les Émirats arabes unis ont officiellement quitté l'OPEP le 1er mai après près de 60 ans d'adhésion, invoquant des « intérêts nationaux » en pleine crise. Ce départ a affaibli la capacité du cartel à coordonner la production dans un moment de rupture d'approvisionnement extrême, tout en libérant la compagnie pétrolière nationale d'Abou Dabi, ADNOC, pour poursuivre une expansion agressive de ses capacités.Reuters+2
Le scénario de référence de Citi table toujours sur la conclusion d'un accord et la réouverture du détroit au cours du quatrième trimestre, ce qui ramènerait le Brent vers les 60 dollars le baril d'ici 2027. Cependant, avec des marchés du diesel déjà sous tension et des importateurs asiatiques qui puisent dans leurs réserves stratégiques à un rythme sans précédent, chaque semaine qui passe sans progrès accentue les risques d'une crise qui a d'ores et déjà redessiné la carte énergétique mondiale.trendsgroup+1