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luxtimes+1aljazeera+1reutersLa Banque centrale européenne est confrontée à une pression renouvelée pour durcir sa politique monétaire après que l'effondrement du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran a fait grimper les prix du pétrole et soulevé de nouvelles questions sur la trajectoire de l'inflation dans la zone euro.
Le membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, Fabio Panetta, a déclaré mardi que l'inflation dans la zone euro « oscille actuellement autour de 3 % et devrait rester au-dessus de ce niveau jusqu'au début de 2027 », avertissant que les marchés pourraient sous-estimer les risques. Ses commentaires interviennent une semaine seulement avant la prochaine réunion de politique monétaire de la BCE le 23 juillet, où les traders évaluent la possibilité d'une deuxième hausse des taux cette année.luxtimes+2
Le 8 juillet, le président Trump a déclaré que le fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran était « terminé » après des attaques iraniennes contre des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. En réponse, l'armée américaine a frappé environ 140 cibles iraniennes le long du littoral. Les prix du pétrole ont bondi d'environ 7 % ce jour-là, le brut Brent dépassant les 76 dollars le baril pour la première fois en deux semaines, avant de reculer alors que les médiateurs tentaient d'empêcher une escalade supplémentaire.cnbc+5
Les hostilités renouvelées menacent d'annuler les progrès réalisés depuis la hausse des taux de la BCE du 11 juin, lorsque la banque a relevé son taux de facilité de dépôt de 25 points de base à 2,25 %, sa première augmentation depuis 2023. Cette décision a été motivée par l'inflation de la zone euro qui a atteint 3,2 % en mai, bien au-dessus de l'objectif de 2 % de la BCE.europa+3
Les données sur l'inflation de juin ont offert un certain soulagement, tombant à 2,8 % — en dessous des attentes de 3,0 %. De nombreux décideurs de la BCE ont déclaré qu'il n'y avait aucune urgence à procéder à une nouvelle hausse en juillet, la banque préférant attendre d'avoir plus de données.tradingeconomics+2
Mais le conflit renouvelé a compliqué ce calcul. Le membre du Conseil des gouverneurs, Martin Kocher, a déclaré le 1er juillet que les prochaines décisions de la BCE « seront soit une hausse, soit un maintien ». L'économiste en chef de la BCE, Philip Lane, a déclaré que les effets de second tour « prendraient probablement un certain temps » à se matérialiser, suggérant que la banque devrait d'abord observer comment les augmentations des prix de l'énergie se répercutent sur l'inflation des produits alimentaires et des services.bloomberg+1
La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déclaré au Parlement européen fin juin que la banque « n'avait pas encore observé de signes d'ancrage des anticipations d'inflation ou d'effets secondaires » qui justifieraient une réponse plus forte. Les marchés ont intégré une à deux hausses de taux supplémentaires d'ici la fin de l'année, le taux de dépôt devant atteindre environ 2,50 %.reuters+1
La prochaine réunion de politique monétaire de la BCE, le 23 juillet, permettra de déterminer si les décideurs considèrent la récente flambée des prix du pétrole comme temporaire ou comme la preuve que le dépassement de l'inflation persistera plus longtemps que ne le supposaient leurs projections de juin.