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tvpworld+1nianticspatial+1aiweekly+1Environ 30 milliards de scans environnementaux collectés auprès des joueurs de Pokémon Go sur plusieurs années ont été utilisés pour entraîner un système de navigation basé sur caméra, actuellement développé pour des drones et des robots militaires, selon une enquête du journal néerlandais Trouw publiée le 6 juin. Cette révélation soulève des questions sur la manière dont les données des consommateurs collectées via un jeu mobile ont fini par être utilisées pour des applications sur le champ de bataille, sans que la plupart des joueurs ne le sachent.tvpworld+1
Depuis 2021, Pokémon Go encourage les joueurs à capturer de courts scans vidéo de lieux réels — rues, parcs, bâtiments — en échange de récompenses dans le jeu. Des millions de joueurs ont obtempéré, générant un vaste ensemble de données d'informations visuelles au niveau du sol. Ces données sont devenues le matériel d'entraînement pour un système de positionnement visuel (VPS), capable de localiser un appareil en faisant correspondre les images de la caméra avec une carte 3D détaillée du monde physique, nécessitant seulement deux points de référence reconnaissables.iz+1
Le système est conçu pour fonctionner là où le GPS est indisponible ou brouillé — un scénario courant dans les zones de conflit modernes. En décembre 2025, Niantic Spatial — l'entreprise indépendante d'IA géospatiale créée lorsque Scopely a acquis la division jeux de Niantic pour 3,5 milliards de dollars plus tôt cette année-là — a annoncé un partenariat avec Vantor, la société de défense et de renseignement anciennement connue sous le nom de Maxar Intelligence. Ce partenariat visait à intégrer le VPS au sol de Niantic Spatial au logiciel de navigation aérienne de Vantor pour des opérations militaires en zones sans GPS.nianticspatial+4
Un porte-parole de Niantic Spatial a déclaré à Trouw que les scans de Pokémon Go avaient été utilisés pour entraîner une "version préliminaire" de son modèle de navigation et que les joueurs avaient accepté des conditions d'utilisation accordant à l'entreprise le droit de réutiliser les images. L'entreprise a depuis déclaré que les données de Pokémon Go ne lui sont plus partagées suite à l'acquisition par Scopely. Vantor a nié utiliser directement les données de Pokémon Go mais a refusé de confirmer si le modèle qu'elle déploie a été entraîné sur ces scans.aiweekly+2
Le professeur d'éthique Jeroen van den Hoven a noté qu'une fois que les scans sont absorbés dans un modèle d'IA, prouver leur présence ou leur absence devient "presque impossible". Vantor détient un contrat de 70 millions de dollars avec la National Geospatial-Intelligence Agency.aiweekly
L'affaire met en lumière une tension croissante à l'ère de l'IA : le consentement accordé pour un usage — jouer à un jeu — peut entraîner des applications très éloignées de ce que les utilisateurs avaient envisagé. Comme l'a rapporté TVP World, le pipeline allant du jeu mobile au matériel militaire s'est déroulé en trois étapes : les joueurs ont scanné le monde, Niantic Spatial a construit une carte 3D à partir de ces scans, et un entrepreneur de défense a obtenu une licence pour la technologie résultante.tvpworld