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lseReuters+1Econostream MediaLes rendements des obligations d'État européennes ont reculé lundi, les signes de progrès dans les pourparlers de paix du week-end entre les États-Unis et l'Iran ayant apaisé les craintes que les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient ne s'effilochent. Mais alors que la présidente de la BCE, Christine Lagarde, doit faire face aux législateurs au Parlement européen plus tard dans la journée, les marchés ont rapidement tourné leur attention vers les prochaines mesures de la banque centrale dans un contexte de poussée inflationniste liée à l'énergie.
Le rendement de l'obligation allemande à 10 ans, référence pour la zone euro, a chuté de 2 points de base à 2,964 %, tandis que le rendement à deux ans, sensible aux taux, a reculé de 1 point de base à 2,634 %, selon Reuters. Ce modeste soulagement fait suite à une période turbulente au cours de laquelle le conflit au Moyen-Orient a fait grimper les prix du pétrole et a contraint la BCE à relever son taux de dépôt de 25 points de base à 2,25 % le 11 juin — sa première hausse en près de trois ans.lse+2
La hausse des taux, décrite par certains économistes comme une "hausse d'assurance", est intervenue alors que l'inflation dans la zone euro atteignait 3 %, largement tirée par la perturbation des flux énergétiques via le détroit d'Ormuz. La BCE a révisé sa prévision d'inflation globale pour 2026 de 2,6 % à 3,0 % et l'inflation sous-jacente à 2,5 %, reflétant ce que BNP Paribas a qualifié de "prix de l'énergie durablement plus élevés et effets de second tour plus prononcés".Reuters+2
Le membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, José Luis Escrivá, qui dirige la Banco de España, a averti la semaine dernière que la banque centrale devait rester "particulièrement agile" pour surveiller si la hausse des coûts de l'énergie se répercute sur les salaires dans toute la zone euro. S'exprimant lors du Foro La Vanguardia à Barcelone, Escrivá a déclaré que les effets de second tour sur les salaires "ne se sont pas encore matérialisés" mais a mis en garde contre toute complaisance, notant qu'une réduction estimée à 15 % de la production pétrolière et des stocks historiquement bas signifiaient que les perspectives restaient très incertaines.Econostream Media+1
"Nous avons constaté des fluctuations considérables dans les deux sens ces derniers mois, nous devons donc aborder la situation avec prudence", a déclaré Escrivá.Econostream Media
Les marchés anticipent environ deux hausses de taux supplémentaires d'un quart de point d'ici la fin de l'année, bien qu'une mesure lors de la réunion de juillet soit considérée comme peu probable à moins que les prix de l'énergie ne remontent en flèche. Le décideur de la BCE, Pierre Wunsch, a déclaré à Reuters la semaine dernière que son approche serait "fondée sur les données, évaluée réunion par réunion", tout en notant qu'une deuxième hausse pourrait intervenir en septembre si l'inflation des services ne s'améliore pas.U.S. News & World Report+1
La question de savoir si la BCE devrait également ralentir le rythme de son resserrement quantitatif — la réduction progressive de son portefeuille obligataire — a gagné du terrain parmi les analystes qui soutiennent que la combinaison de hausses de taux et de réduction du bilan risque de provoquer un resserrement financier excessif lors d'un choc d'offre. L'audition de Lagarde devant la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen lundi après-midi devrait aborder les implications des tensions géopolitiques pour la politique monétaire.europa+4