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oilprice+1energynewsbeatenergynewsbeatLes raffineurs chinois paient des primes records pour le mélange de brut russe ESPO, alors que la perte des barils iraniens bon marché redessine le marché pétrolier asiatique. Le brut ESPO chargé en novembre depuis le port russe de Kozmino se négocie à plus de 7 dollars le baril au-dessus du Brent, certaines offres atteignant même 10 dollars pour les raffineurs indépendants, selon Bloomberg. Cette flambée marque un revirement brutal par rapport aux remises importantes obtenues par la Chine sur le brut russe pendant des années après le début des sanctions occidentales en 2022.oilprice+1
Le moteur immédiat est le blocus naval américain imposé à l'Iran plus tôt cette année, que Washington a déclaré pouvoir maintenir indéfiniment. Ce blocus a coupé l'accès au brut iranien bon marché sur lequel les raffineurs indépendants de la province du Shandong, connus sous le nom de teapots, comptaient pour maintenir leurs marges. Face à cette pénurie, les raffineurs se sont tournés vers l'ESPO, l'alternative russe la plus légère et la plus proche, qui atteint les ports chinois en moins d'une semaine depuis Kozmino.cnbc+3
Sinopec China Petroleum & Chemical Corporation, le plus grand raffineur mondial, a accéléré ce mouvement. Reuters a rapporté le 2 septembre que l'entreprise publique prolonge ses achats de pétrole russe jusqu'en octobre, verrouillant des volumes d'ESPO ainsi que de plus petites quantités de grades Sokol et Urals. Vortexa Analytics a estimé les importations de pétrole russe d'Extrême-Orient par Sinopec en août à un peu plus de 400 000 barils par jour. Ces achats ont étranglé les petits raffineurs, qui font désormais face à la fois à la rareté de l'offre iranienne et à une concurrence accrue pour les barils russes.hydrocarbonprocessing+2
La Chine reste l'acheteur dominant de brut ESPO, représentant 83% des achats au cours des sept premiers mois de 2026, bien que cette part ait reculé par rapport aux 88% de l'année précédente. L'Inde a comblé le vide, augmentant sa part de 12% à 16% sur la même période, selon les données de Kpler et Vortexa. Les exportations totales depuis Kozmino ont augmenté de 6% sur un an.energynewsbeat+1
Cette prime signale un changement structurel plus large. Pendant la majeure partie des quatre dernières années, la Chine a tiré parti de sa position d'acheteur en dernier ressort pour les producteurs sous sanctions afin d'obtenir des remises de 8 à 20 dollars par baril sur le brut russe, iranien et vénézuélien. Cette ère touche à sa fin. Le pétrole vénézuélien est passé sur le marché libre sous surveillance américaine, les raffineurs américains étant désormais les principaux acheteurs. Les barils iraniens restent bloqués. Et l'ESPO, qui se négociait avec des remises records fin 2025, affiche désormais une prime alors que les raffineurs d'État et les teapots se disputent une offre immédiate devenue rare.energynewsbeat
Pour les raffineurs indépendants chinois, le calcul est sans appel : le pétrole bon marché qui assurait leur survie a disparu, et ce qu'il en reste coûte plus cher que jamais.