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wsj+1cnbcindexboxLes convois de poids lourds traversant le désert d'Arabie sont devenus une soupape de sécurité inattendue pour l'économie mondiale, alors que la fermeture prolongée du détroit d'Ormuz contraint les États du Golfe à improviser de nouvelles routes terrestres pour les expéditions d'énergie et de matières premières, selon un rapport publié lundi par le Wall Street Journal News Corp .wsj
Ces convois de camions représentent un élément d'une stratégie plus large de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et d'Oman pour maintenir les échanges commerciaux plus de deux mois après que l'Iran a effectivement fermé le point de passage pétrolier le plus important au monde fin février, en représailles aux frappes américaines et israéliennes. Avant la fermeture, environ 20 millions de barils de pétrole brut transitaient quotidiennement par le détroit. Le trafic est depuis tombé à environ 5 % des niveaux d'avant-guerre, selon la société de données maritimes Kpler.now.tufts+1
L'oléoduc Est-Ouest de l'Arabie saoudite, d'une capacité maximale de 7 millions de barils par jour, fonctionne désormais à plein régime. Le PDG de Saudi Aramco, Amin Nasser, a déclaré lors de la conférence téléphonique sur les résultats du premier trimestre de l'entreprise lundi que même si le détroit rouvrait immédiatement, il faudrait des mois pour que le marché se normalise. Mais les pipelines ne peuvent à eux seuls remplacer la capacité maritime perdue, et les États du Golfe se tournent vers la route et le rail pour combler le vide.cnbc+1
La route 95 d'Arabie saoudite, qui traverse le désert du Rub al-Khali pour relier la frontière du Qatar à Oman, a vu le volume de marchandises traversant le poste frontière de Ramlet Khelah presque tripler, passant de 300 millions de dollars en février à 830 millions de dollars en mars, selon les données de l'Autorité publique pour les zones économiques spéciales et les zones franches d'Oman. Saudi Arabian Railways lance cinq nouveaux corridors de fret reliant ses côtes est et ouest, tandis que les compagnies maritimes MSC et Hapag-Lloyd introduisent des services combinés mer-terre acheminant les conteneurs via les ports de la mer Rouge, puis par voie terrestre vers le Golfe.indexbox
Le principal goulot d'étranglement, selon un rapport de The Maritime Executive cité par IndexBox, reste la pénurie de camions et de chauffeurs, bien que la hausse des revenus attire rapidement de nouveaux entrants. Une entreprise de transport saoudienne, Ramool Transportation, a rapporté que ses bénéfices de mars 2026 ont à eux seuls dépassé son chiffre d'affaires total pour l'ensemble de l'année 2025.indexbox
Concernant le gaz naturel, la situation est plus nuancée. L'arrêt de la production de GNL au Qatar début mars a supprimé environ 20 % de la production mondiale. Mais une vague de nouvelles capacités de liquéfaction, principalement aux États-Unis, qui avaient été planifiées avant la crise, entre désormais en service, amortissant partiellement le choc. L'Agence internationale de l'énergie avait prévu une hausse de 7 % de l'offre mondiale de GNL pour 2026, tirée par les projets nord-américains, tandis que les analystes de Morgan Stanley ont noté que la perturbation qatarie compenserait la majeure partie, mais pas la totalité, de l'excédent projeté pour l'année.forbes+3
Selon Reuters, les analystes de S&P Global Energy, Kpler et Rystad Energy avaient projeté des approvisionnements mondiaux en GNL pour 2026 compris entre 460 et 484 millions de tonnes métriques avant la crise. La perte des volumes qataris — estimée par S&P Global à 33 millions de tonnes par an pour le Qatar et les EAU combinés — a resserré ces perspectives mais n'a pas effacé les gains issus des nouvelles capacités.reuters+1
Comme l'a souligné Rockford Weitz, directeur du programme d'études maritimes à la Fletcher School de l'université Tufts : « Je pense que les États-Unis seront un bénéficiaire à long terme de cette perturbation ».now.tufts