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investing+1finance.yahoo+1reutersLe pétrole Brent est passé sous la barre des 71 dollars le baril jeudi, revenant vers des niveaux observés avant que le conflit entre les États-Unis et l'Iran ne perturbe les marchés pétroliers mondiaux, alors que la reprise du trafic des pétroliers via le détroit d'Ormuz et la perspective de nouvelles augmentations de l'offre de l'OPEP+ pesaient sur les prix.
La référence se négociait dans une fourchette comprise entre 70,13 et 71,30 dollars jeudi, prolongeant ses pertes après avoir enregistré sa plus forte baisse mensuelle depuis 2020. Ce recul survient alors que les marchés pétroliers digèrent une confluence de signaux baissiers : le rebond des exportations du Golfe, l'avancée des négociations de paix et les augmentations de production imminentes des principaux producteurs.investing+1
Le trafic des pétroliers via le détroit d'Ormuz a bondi à plus de 10 millions de barils par jour ces dernières semaines, selon les données de Bloomberg citées par Israel Hayom. Avant la guerre, environ 20 millions de barils de pétrole et de carburant transitaient quotidiennement par le détroit, représentant environ 20 pour cent de l'offre mondiale. Avec 5 millions de barils supplémentaires empruntant désormais des itinéraires alternatifs, les analystes estiment que le marché se rapproche des niveaux d'activité d'avant-guerre.israelhayom
La reprise a suivi la signature d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran le 17 juin, qui a prolongé le cessez-le-feu de 60 jours et permis la réouverture progressive de la voie navigable. Mercredi, l'Iran et les États-Unis ont conclu une série de pourparlers indirects à Doha axés sur le trafic maritime à travers le détroit et le dégel des avoirs iraniens, bien que Reuters ait rapporté qu'aucune percée vers une paix durable n'avait été réalisée. Le Qatar a fait état de "progrès positifs" sur les questions liées au protocole d'accord.aljazeera+2
Wall Street a réagi rapidement à l'évolution de la situation de l'offre. Goldman Sachs a réduit sa prévision pour le Brent au quatrième trimestre 2026 à 80 dollars contre 90 et a abaissé sa moyenne pour 2027 à 75 dollars contre 80, s'attendant désormais à ce que les exportations du Golfe Persique se normalisent d'ici fin juillet. Morgan Stanley a suivi avec une révision plus profonde, réduisant sa prévision pour le Brent au troisième trimestre de 15 dollars à 75 dollars le baril, avertissant que les exportations américaines élevées et la faible demande chinoise aggravent le risque d'un excédent.finance.yahoo+3
L'OPEP+ devrait approuver une nouvelle augmentation d'environ 188 000 barils par jour pour le mois d'août lors de sa réunion de dimanche, selon trois sources citées par Reuters. Cette hausse marquerait la cinquième augmentation mensuelle consécutive depuis avril, date à laquelle le groupe a commencé à réduire les coupes de production, même si la perturbation à Ormuz limitait la capacité de pompage de certains membres. Au rythme actuel, les coupes restantes pourraient être totalement annulées d'ici fin septembre.reuters+2