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reutersreuters+1reutersLe dollar américain a grimpé lundi à un sommet de deux semaines : la flambée des cours du pétrole et les anticipations croissantes d'une hausse des taux de la Réserve fédérale cette semaine ont poussé les investisseurs vers le billet vert, affaiblissant l'ensemble des grandes devises.
L'indice du dollar américain a progressé d'environ 0,5 % pour s'établir à 99,59, son niveau le plus élevé depuis le 2 septembre, selon Reuters. Le pétrole Brent a bondi de 3 % à 108 dollars le baril après de nouvelles frappes houthistes sur l'Arabie saoudite et des attaques iraniennes contre des navires dans le Golfe, exacerbant les craintes sur l'offre après la fermeture d'un oléoduc saoudien majeur. Cet oléoduc, qui a une capacité maximale de 7 millions de barils par jour, était devenu une voie alternative cruciale pour les exportations saoudiennes depuis la fermeture de fait du détroit d'Hormuz plus tôt cette année.thedarksideoftheboom.substack+3
Les marchés intègrent désormais une probabilité de 86 % de voir la Fed relever ses taux de 25 points de base lors de la réunion du FOMC de mercredi, selon l'outil FedWatch du CME Group , contre environ 60 % une semaine plus tôt. Ce revirement fait suite aux données sur les prix à la consommation aux États-Unis publiées vendredi, montrant que l'IPC sous-jacent a augmenté de 0,3 % sur un mois en août, dépassant les prévisions de 0,2 %.reuters+3
Cette décision sur les taux s'annonce comme un moment charnière pour le président de la Fed, Kevin Warsh, qui avait indiqué à Jackson Hole que la banque centrale devrait durcir sa politique si l'inflation ne ralentissait pas suffisamment vers son objectif de 2 %. Les analystes de Commonwealth Bank of Australia ont averti que Kevin Warsh « devra traduire son discours ferme par des actes, sous peine de détériorer davantage sa crédibilité en matière de contrôle de l'inflation ».mufgresearch+1
ING a déclaré s'attendre désormais à une hausse de 25 points de base pour porter les taux à 4,00 % mercredi. Goldman Sachs The Goldman Sachs Group, Inc. a révisé sa prévision précédente qui tablait sur un maintien du statu quo, tandis que JPMorgan anticipe désormais des hausses en septembre et en décembre.fxempire+1
Malgré ce réajustement restrictif, la progression du dollar est restée modérée par rapport à la poussée des taux obligataires. MUFG Mitsubishi UFJ Financial Group, Inc. a noté que l'indice du dollar ne s'est apprécié que de 0,3 % alors même que le rendement des bons du Trésor à deux ans a bondi de 26 points de base la semaine dernière, ce qui suggère que les traders souhaitent obtenir la confirmation d'un geste monétaire avant d'accroître leurs positions.mufgresearch
L'euro s'est replié face au dollar (EUR/USD) pour atteindre un plus bas d'un mois proche de 1,1565, pénalisé par les perspectives restrictives de la Fed alors même que la Banque centrale européenne a relevé ses taux la semaine dernière et laissé entendre que d'autres durcissements suivraient. La livre sterling a glissé à 1,3503 dollar avant la décision de la Banque d'Angleterre attendue jeudi, pour laquelle environ 75 % des intervenants de marché anticipent un statu quo monétaire.tradingpedia+2
Le yen japonais s'est déprécié de 0,3 % à 154,03 pour un dollar, refluant après avoir atteint la semaine dernière un sommet de sept mois à 152,89. La Banque du Japon devrait largement relever ses taux de 25 points de base vendredi, mais comme l'a déclaré Kieran Williams d'InTouch Capital Markets à Reuters, « le risque de surprise majeur sur le marché des changes n'est probablement pas de savoir qui va relever ses taux, mais qui va faillir à valider les anticipations actuelles ».reuters
Le climat général de prudence a été renforcé par la dégradation de la situation au Moyen-Orient. Les discussions menées par l'Oman avec l'Iran concernant une route maritime temporaire à travers le détroit d'Hormuz ont été reportées, et l'oléoduc saoudien Est-Ouest reste fermé par précaution à la suite d'attaques de drones venues d'Irak. Avec un cours du Brent supérieur de plus de 50 % à ses niveaux antérieurs au conflit, la prime d'inflation sur les marchés de l'énergie ne montre guère de signes de résorption.investing+3