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nytimesscmp+1aljazeeraUn projet de vente d'armes américaines à Taïwan, d'une valeur de 14 milliards de dollars, s'impose comme l'un des dossiers les plus sensibles avant le sommet entre le président Donald Trump et le dirigeant chinois Xi Jinping à la Maison Blanche le 24 septembre. Pékin fait pression sur Washington pour maintenir le gel de cette vente, tandis que Taïwan observe nerveusement les deux plus grandes puissances mondiales négocier son sort.
Le contrat, qui comprend des missiles, des systèmes anti-drones et des infrastructures de défense antiaérienne, est prêt à être approuvé par le président depuis des mois, mais reste bloqué. Trump a décrit l'accord comme une "très bonne monnaie d'échange" après son sommet de mai avec Xi à Pékin, et son administration a depuis atténué les références publiques à Taïwan, des responsables comme le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, évitant ostensiblement de mentionner l'île dans leurs discours.nytimes
Selon certaines informations, Trump prévoirait de retarder le dossier au moins jusqu'après le sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique en novembre. Pour Pékin, ce retard est déjà une victoire. Xi pourrait laisser entendre les coûts potentiels si Trump approuvait la vente, notamment de nouvelles restrictions sur les exportations chinoises de terres rares ou une absence au sommet du G20 à Miami en décembre, que Trump doit accueillir.yahoo+1
"Il n'y a qu'un seul sujet qui pourrait provoquer une rupture totale des relations ou un conflit, et c'est Taïwan", a déclaré Xin Qiang, directeur du Centre d'études sur Taïwan à l'Université Fudan.nytimes
Un sondage publié lundi par le United Daily News de Taïwan révèle que 47 pour cent des personnes interrogées ne croient pas que les États-Unis maintiendront leur aide militaire et leurs ventes d'armes à l'île, dépassant légèrement les 44 pour cent qui restent confiants. Une autre conclusion de la même enquête annuelle montre que 53 pour cent des Taïwanais sont favorables à un "statu quo permanent" dans les relations entre les deux rives, tandis que le soutien à l'indépendance est passé à 32 pour cent, contre 25 pour cent un an plus tôt.scmp+1
Le retard de cette vente d'armes pose un défi intérieur au président taïwanais, Lai Ching-te, qui a encouragé une augmentation des dépenses militaires, en partie pour répondre aux exigences de Washington demandant à ses partenaires d'investir davantage dans leur défense. Ryan Hass, ancien directeur du Conseil de sécurité nationale pour la Chine et chercheur principal à la Brookings Institution, a déclaré au New York Times News Corp que la stratégie de Pékin consiste à faire traîner le processus afin que la modernisation militaire de la Chine dépasse les capacités acquises par Taïwan.nytimes
Malgré les tensions, les liens de sécurité opérationnels entre Washington et Taipei restent solides. Lors des exercices militaires annuels Han Kuang de Taïwan le mois dernier, les conseillers américains étaient plus visibles que les années précédentes. Taïwan a également dépassé la Chine en tant que troisième source d'importations américaines cette année, grâce en grande partie aux semi-conducteurs de TSMC Taiwan Semiconductor Manufacturing Company Limited qui soutiennent le boom de l'intelligence artificielle aux États-Unis.nytimes
Néanmoins, Taïwan devrait passer au second plan lors du sommet, derrière le commerce, la gouvernance de l'IA et la guerre en Iran. Bonnie Glaser, du German Marshall Fund, a confié à Semafor que Xi avertira probablement que "les ventes d'armes américaines à Taïwan mineraient le consensus des dirigeants sur le maintien d'une relation de stabilité stratégique constructive". Les responsables américains et chinois ont conclu dimanche des pourparlers préparatoires à New York, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, qualifiant les discussions de "très fructueuses", bien qu'aucun accord majeur n'ait été annoncé.aljazeera+1