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InternazionaleST+1Le Monde+1Le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron ont convenu de mettre fin aux efforts visant à construire un avion de combat commun de nouvelle génération, marquant l'effondrement de la pièce maîtresse du programme de défense le plus ambitieux d'Europe après des années d'impasse industrielle entre Airbus et Dassault Aviation . Deux responsables du gouvernement allemand ont déclaré à Reuters lundi que les dirigeants avaient conclu que les entreprises "ne seraient pas en mesure de s'entendre sur la construction d'un avion de combat commun". La décision a été discutée en marge du sommet UE-Balkans occidentaux qui s'est tenu le 5 juin à Tivat, au Monténégro, selon les sources.Internazionale+2 ## Un programme de 100 milliards d'euros réduit Le Système de combat aérien du futur (SCAF), lancé en 2017 par Macron et l'ancienne chancelière Angela Merkel, a été conçu comme un effort de 100 milliards d'euros pour remplacer les avions Rafale français et les avions Eurofighter utilisés par l'Allemagne et l'Espagne vers 2040. Selon l'accord conclu par Merz et Macron, le système de drones et le "combat cloud" — un réseau numérique classifié reliant des plates-formes habitées et sans pilote — se poursuivront sous le nom de SCAF. Mais le chasseur habité de sixième génération, élément central du programme, est désormais mort.ST+2 Un responsable du gouvernement allemand a déclaré à l'Agence France-Presse que les deux dirigeants "reconnaissent cette réalité", ajoutant que Merz avait exhorté Macron à ne pas poursuivre davantage l'avion commun.Le Monde+1 ## Des années de conflit industriel L'effondrement découle d'un conflit insoluble entre le français Dassault Aviation et la division Defence and Space d'Airbus en Allemagne concernant la gouvernance, la propriété intellectuelle et le partage des tâches. Un effort de médiation en avril n'a pas permis de parvenir à un consensus, les médiateurs ayant déposé des rapports finaux distincts. Le PDG d'Airbus, Guillaume Faury, avait précédemment proposé une "solution à deux chasseurs" pour sauver certaines parties du projet, tandis que le patron de Dassault, Eric Trappier, insistait pour que son entreprise soit aux commandes.breakingdefense+2 Merz avait signalé cette issue depuis des mois. En février, il a déclaré au podcast allemand Machtwechsel que la France avait besoin "d'un avion capable de transporter des armes nucléaires et d'opérer depuis un porte-avions" — des exigences qu'il a qualifiées de non partagées par l'Allemagne. Le ministre belge de la Défense a répondu sans détour sur les réseaux sociaux : "Le SCAF est mort".Breaking Defense+1 ## Et ensuite ? Les analystes s'attendent à ce que la France et l'Allemagne poursuivent désormais des programmes de chasseurs nationaux distincts ou multinationaux alternatifs sous l'égide plus large du SCAF. La décision représente un coup dur pour la coopération européenne en matière de défense à un moment où le continent cherche à reconstruire ses capacités militaires après des décennies de sous-investissement et dans un contexte de relations transatlantiques tendues.AeroTime+3