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aljazeera+1ajupressajupress+1Le bilan cumulé des inondations catastrophiques le long de la frontière népalo-chinoise a dépassé les 1 000 morts, et plus de 4 400 personnes sont toujours portées disparues alors que les équipes de secours tentent de pénétrer dans des vallées reculées, dévastées par l'effondrement d'un glacier il y a six jours.
L'Autorité nationale népalaise de réduction et de gestion des risques de catastrophes a fait état de 987 décès confirmés en date de mardi, avec 3 916 personnes portées disparues, dont 583 ressortissants étrangers, selon Al Jazeera. Les autorités chinoises ont quant à elles signalé 16 morts et 546 disparus, dont 261 étrangers. Plus de 11 000 personnes ont été secourues dans l'ensemble de la région touchée.aljazeera
Les inondations ont été déclenchées le 26 août lorsqu'une partie du glacier Langtang Lirung s'est effondrée à environ 5 200 mètres d'altitude du côté népalais de la frontière. Le torrent de glace, de roche et d'eau de fonte qui en a résulté a dévalé une vallée montagneuse à une vitesse moyenne calculée par Jeffrey Kargel, chercheur principal au Planetary Science Institute, à 193 kilomètres par heure sur ses 22 premiers kilomètres. L'effondrement a généré un événement sismique de magnitude 5,2, détectable dans le monde entier. Dans certaines vallées touchées, le niveau des rivières a monté de neuf mètres en une demi-heure.ajupress+1
Le ministère chinois des Ressources en eau a averti lundi qu'un « risque majeur » de nouveaux effondrements de glaciers subsiste le long de la rivière Cuojian au Népal, avec la possibilité que d'autres glissements de terrain forment un nouveau lac de barrage en aval au Tibet.ibtimes
Le Népal a passé la majeure partie de la semaine dernière à décliner les offres d'équipes de recherche et de sauvetage étrangères, une prudence héritée de la réponse chaotique au séisme de 2015, lorsque 4 050 secouristes venus de 34 pays avaient submergé les infrastructures du pays. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lok Bahadur Chhetri, a déclaré à Reuters le 28 août que les offres de l'Inde, de la Chine, des États-Unis, du Royaume-Uni, du Japon, de la Corée du Sud, du Sri Lanka et du Bangladesh étaient « compréhensibles mais non nécessaires ».ajupress
Cette position a changé mardi lorsque Katmandou a officiellement demandé à Séoul d'envoyer une équipe. Une équipe coréenne de secours en cas de catastrophe, composée de 44 membres, devait décoller mardi soir à bord d'un avion de transport militaire KC-330 Cygnus pour une mission d'environ 10 jours aux côtés des autorités népalaises. La Corée du Sud avait déjà promis une aide d'un million de dollars le 27 août.ajupress
Cette catastrophe a relancé le débat sur l'exposition de la région de l'Himalaya aux risques liés au climat. Le Népal est responsable de moins de 0,02 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone, mais figure pourtant parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique, comme l'a souligné le Chosun Ilbo dans son reportage sur les conséquences des inondations. Les scientifiques ont averti que si l'imagerie satellite permet de cartographier l'évolution des glaciers, les effondrements soudains restent difficiles à détecter, et les zones reculées manquent souvent d'infrastructures de surveillance au sol nécessaires aux alertes précoces.chosun+1
Sur le site hydroélectrique d'Upper Trishuli-1, dans le district de Rasuwa, 576 personnes restent injoignables et environ 300 seraient bloquées à l'intérieur de la galerie d'amenée, selon Mohan Kumar Dangi, président de l'Association des producteurs d'électricité indépendants du Népal. Une équipe de secours chinoise spécialisée dans les tunnels a progressé d'environ 300 mètres dans cette galerie lundi et a retrouvé un corps dont la nationalité n'a pas été confirmée.ajupress