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archaeology+2.archaeology+2.archaeology+2.benedante.blogspot+1.archaeology+2.Des fouilles archéologiques récentes en Allemagne ont mis au jour des sacs remarquables ornés de centaines de dents de chien datant de 4 500 ans, offrant un aperçu sans précédent de la mode et du statut social des femmes de la culture néolithique de la céramique cordée, avec des preuves suggérant que ces pochettes ornées pourraient avoir servi de porte-bébés prestigieux pour les mères de l'élite.
La culture de la céramique cordée, s'étendant de l'Alsace à l'Ukraine et du sud de la Scandinavie aux Alpes (2800-2200 av. J.-C.), se distinguait par des pratiques funéraires remarquablement standardisées sur de vastes territoires. Ces sépultures présentaient généralement des inhumations individuelles différenciées par sexe avec un positionnement strictement genré : les hommes étaient placés semi-fléchis sur le côté droit avec la tête tournée vers l'ouest, tandis que les femmes étaient placées sur le côté gauche avec la tête tournée vers l'est, tous deux faisant face au sud. La plupart des tombes étaient à l'origine recouvertes de tumulus (tertres), bien que beaucoup aient été détruites par des siècles d'activité agricole.pmc.ncbi.nlm.nih+4
Malgré cette apparente uniformité, les preuves archéologiques révèlent des variations régionales significatives et une flexibilité dans les coutumes funéraires. La culture pratiquait principalement l'inhumation, bien que des sépultures par crémation aient été trouvées dans certaines régions, augmentant particulièrement en fréquence vers le bassin des Carpates. Le mobilier funéraire comprenait généralement des gobelets et des amphores ornés de cordons, des haches de combat à douille et d'autres objets spécifiques au genre. Des recherches récentes suggèrent que ces pratiques funéraires n'étaient pas simplement des traditions rigides mais plutôt des expressions négociées de l'identité, les sépultures masculines montrant une plus grande similitude entre les régions par rapport aux pratiques plus localement distinctives des femmes. Ce modèle intrigant suggère que les pratiques funéraires masculines servaient de vecteur principal pour l'échange d'informations culturelles entre les communautés de la céramique cordée, malgré la preuve que les femmes montraient une plus grande mobilité physique au cours de leur vie selon les analyses isotopiques.archaeologydataservice+4
Les fouilles archéologiques qui ont révélé les sacs ornés de dents de chien ont été menées près de Krauschwitz, en Allemagne, dans le cadre du vaste projet de ligne de transport d'électricité SuedOstLink s'étendant sur 170 kilomètres (105 miles) à travers la Saxe-Anhalt. Dirigées par l'Office d'État pour la préservation des monuments et l'archéologie de Saxe-Anhalt en partenariat avec l'opérateur de réseau 50Hertz, ces fouilles ont mis au jour un riche paysage culturel remontant à des millénaires.ancient-origins+2
Le site a permis des découvertes remarquables au-delà des sacs ornés de dents, notamment cinq tumulus vieux de 6 000 ans de la culture de Baalberg et diverses tombes de différentes périodes. Des découvertes historiques similaires ont été documentées près de Leipzig, où une tombe datée entre 2 500 et 2 200 av. J.-C. contenait plus d'une centaine de dents de chien disposées selon des motifs suggérant une bourse ancienne. La région continue de fournir des informations archéologiques précieuses, les fouilles devant se poursuivre jusqu'en juillet 2025, alors que les archéologues documentent méthodiquement ces rares artefacts néolithiques qui offrent des fenêtres sans précédent sur les structures sociales préhistoriques et la vie quotidienne.thehistoryblog+4
Les preuves archéologiques suggèrent que les sacs décorés de dents de chien découverts en Allemagne fonctionnaient comme des porte-bébés sophistiqués utilisés par les femmes de l'élite dans la société néolithique. Ces porte-bébés étaient conçus en tenant compte des besoins du nourrisson : les sacs en forme de pochette étaient portés sur le devant du corps, permettant à la tête, aux bras et aux jambes du bébé de dépasser tout en étant protégés par des accessoires en tissu fin, notamment une écharpe de 20 centimètres de large brodée de paillettes et de molaires de chien. Leur présence dans environ 20 % des sépultures féminines, contenant souvent des restes de nourrissons, indique qu'il s'agissait de possessions personnelles non transmissibles réservées à une classe sociale d'élite spécifique.ancient-origins+2
Le concept de porte-bébés décorés s'étend au-delà de la culture de la céramique cordée, avec des preuves de solutions de garde d'enfants similaires datant de 10 000 ans. Sur le site préhistorique d'Arma Veirana en Ligurie, en Italie, les chercheurs ont découvert la sépulture d'un nourrisson de 40 à 50 jours avec des ornements composés de plus de 70 coquillages perforés qui montraient des signes d'utilisation à long terme avant d'être donnés à l'enfant. Ces découvertes remettent en question les hypothèses précédentes sur les pratiques de garde d'enfants préhistoriques, révélant des solutions sophistiquées pour le transport des nourrissons parmi les populations mobiles et démontrant que, même dans les temps anciens, les porte-bébés servaient à la fois de fonctions pratiques et cérémonielles tout en signifiant le statut social.wikipedia+1