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reuters+1fxstreet+1fxstreetLa Banque centrale européenne a publié jeudi le compte rendu de sa réunion de politique monétaire des 22 et 23 juillet, révélant que les responsables considéraient une nouvelle hausse des taux d'intérêt comme probablement nécessaire pour ramener l'inflation vers son objectif de 2 %. Ces minutes ouvrent la voie à un relèvement des taux lors de la réunion de la BCE des 9 et 10 septembre, les marchés évaluant désormais à environ 96-97 % la probabilité de voir le taux de dépôt passer de 2,25 % à 2,50 %.reuters+2
La BCE a maintenu ses taux inchangés lors de sa réunion de juillet, mais a qualifié à deux reprises cette décision de « pause » dans les hausses de taux plutôt que de signal de la fin du resserrement, selon Reuters. Le compte rendu indique qu'« une autre hausse de taux serait probablement nécessaire à moins d'une amélioration significative des perspectives d'inflation ».reuters
Le conflit iranien et ses répercussions sur les prix de l'énergie ont occupé une place centrale dans les discussions. Les banquiers centraux ont noté que si les effets de second tour des chocs énergétiques ne s'étaient pas encore ancrés dans les salaires et les prix, les risques de hausse de l'inflation persistaient. Certains membres ont plaidé pour une hausse des taux dès la réunion de juillet, soulignant « la faible probabilité d'une situation dans laquelle une nouvelle hausse des taux ne serait pas justifiée ».think.ing
Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a renforcé ces attentes en début de semaine, déclarant à Bloomberg que les coûts d'emprunt devaient encore augmenter compte tenu du conflit en cours au Moyen-Orient et de la résilience de l'économie de la zone euro. « Au taux directeur actuel, il est peu probable que l'inflation revienne à sa cible à moyen terme, et un resserrement supplémentaire sera donc nécessaire », a affirmé Mme Schnabel.barchart+1
Pour appuyer cette perspective, les données publiées jeudi ont montré que les prêts bancaires de la zone euro aux entreprises ont augmenté de 4,4 % en juillet, leur rythme le plus rapide en plus de trois ans. Les enquêtes sur l'activité des entreprises ont également montré que l'économie de la zone euro se porte mieux que prévu, ING soulignant que les fabricants européens ont bénéficié des perturbations subies par leurs concurrents asiatiques en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz.indexbox+1
La paire EUR/USD s'échangeait près de 1,1655 en début de matinée en Europe jeudi, soutenue par les perspectives hawkish de la BCE. Une hausse en septembre marquerait le deuxième relèvement de l'année, après celui de juin qui était le premier de la BCE en près de trois ans.fxstreet+1
La question de savoir si la BCE poursuivra son resserrement au-delà de septembre reste entière. Les analystes d'ING ont souligné qu'une hausse supplémentaire situerait toujours le taux de dépôt dans ce que la BCE considère comme la zone neutre, mais qu'aller plus loin « signifierait que la BCE juge nécessaire une politique monétaire restrictive », une étape qui reste difficile à justifier face à ce qui s'apparente toujours à un choc d'offre plutôt qu'à une surchauffe de l'économie.think.ing