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aljazeera+1aljazeera+1fa-mag+2De nouvelles frappes militaires américaines en Iran et l'effondrement d'un fragile cessez-le-feu ont fait grimper les prix du pétrole mercredi, ravivant les inquiétudes liées à l'inflation à Wall Street et incitant les traders à augmenter leurs paris sur une hausse des taux d'intérêt de la Réserve fédérale en septembre.
Le pétrole brut a bondi après que le président Trump a déclaré que l'accord avec l'Iran était "terminé" et que les États-Unis ont lancé des frappes suite aux attaques contre trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. Le brut Brent a dépassé les 76 dollars le baril pour la première fois en deux semaines, tandis que le West Texas Intermediate américain a grimpé de près de 3 % lors des échanges de mercredi matin. Le département du Trésor américain a également révoqué une dérogation de 60 jours aux sanctions sur le pétrole iranien, effective à partir du 17 juillet.aljazeera+1
La flambée du pétrole s'est rapidement propagée sur les marchés des taux d'intérêt. L'outil FedWatch du CME a montré que les marchés évaluent à plus de 63 % la probabilité d'une hausse des taux en septembre, contre environ 57 % la veille, selon CNBC. Le stratège vétéran Ed Yardeni a averti que les investisseurs sont "revenus à la case départ, d'une certaine manière, là où nous étions en mars" concernant l'inflation. S'exprimant sur Bloomberg Television, Yardeni a déclaré que les inquiétudes liées à l'inflation et la Fed sont "de nouveau en jeu" avec le retour de la crise iranienne.bloomberg+2
L'or a chuté alors qu'un dollar plus fort et la hausse des rendements obligataires ont compensé la demande de valeur refuge géopolitique. Les contrats à terme sur l'or ont chuté de plus de 2 % vers 4 050 dollars l'once, le canal de marché dominant passant par un pétrole plus cher, des rendements plus fermes et un billet vert plus fort plutôt que par une demande claire de valeur refuge. L'indice du dollar américain s'échangeait près de 101,2, son plus haut niveau depuis le 2 juillet.kitco+3
Les investisseurs attendaient la publication des minutes de la réunion du Comité fédéral de l'open market (FOMC) des 16 et 17 juin — la première sous la direction du nouveau président de la Fed, Kevin Warsh. Lors de cette réunion, la Fed a maintenu ses taux stables entre 3,50 % et 3,75 %, mais neuf des 18 décideurs politiques ont signalé leur soutien à des hausses de taux cette année, un changement radical par rapport à mars où aucun n'anticipait d'augmentation. Warsh a notamment refusé de soumettre ses propres projections de taux et a supprimé les orientations prospectives de la déclaration de politique, une rupture avec l'approche de son prédécesseur Jerome Powell.chase+4
Ce repricing agressif s'ajoute à un consensus déjà changeant. Bank of America et Deutsche Bank ont toutes deux prévu des hausses de taux en septembre fin juin, BofA projetant trois augmentations totalisant 75 points de base avant la fin de l'année. L'inflation sous-jacente, mesurée par l'indicateur préféré de la Fed, s'élevait à 3,4 % sur un an en mai, bien au-dessus de l'objectif de 2 %.reuters+1
Avec la prochaine réunion du FOMC prévue les 28 et 29 juillet et les prix du pétrole menaçant de raviver les pressions sur les prix, la trajectoire de la politique monétaire sous la direction de Warsh reste une question centrale pour les marchés à l'approche du second semestre de l'année.chase