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bloombergwikipedia+1ogj+1Les marchés pétroliers mondiaux entament la semaine la plus chargée du calendrier énergétique asiatique dans des conditions que peu d'acteurs de l'industrie auraient anticipées il y a un an. Négociants éprouvés par les conflits, acheteurs anxieux et dirigeants convergent vers Singapour pour la 42e conférence Asie-Pacifique sur le pétrole, organisée par S&P Global Energy du 7 au 10 septembre, avec les retombées du conflit entre les États-Unis et l'Iran et la guerre entre la Russie et l'Ukraine au cœur des débats.theedgemarkets+1
Plus de six mois après le déclenchement du conflit entre les États-Unis et l'Iran, le brut Brent menace de repasser au-dessus des 100 dollars le baril, de nouvelles attaques de navires dans le détroit d'Ormuz compromettent la reprise des flux maritimes et les marchés du diesel sont confrontés à une tension extrême. Le 2 septembre, deux pétroliers ont été frappés par les forces iraniennes alors qu'ils naviguaient dans le détroit, soulignant le danger persistant.wikipedia+1
"Les discussions porteront sans aucun doute sur le manque de stocks, les marchés du diesel 'insolubles', les transits par Ormuz et les conflits au Moyen-Orient et entre la Russie et l'Ukraine", a déclaré Amrita Sen, fondatrice d'Energy Aspects Ltd, qui assistera à la conférence. L'interdiction d'exportation de diesel imposée par la Russie en juillet a aggravé la pénurie, faisant grimper les contrats à terme sur le diesel aux États-Unis et poussant la moyenne nationale de détail vers des niveaux records.reuters+2
Parmi les intervenants principaux de l'APPEC figurent Russell Hardy, directeur de Vitol Group, ainsi que des représentants de producteurs du Moyen-Orient et de Goldman Sachs The Goldman Sachs Group, Inc. . Au-delà des sessions principales, les fournisseurs du golfe Persique, comme l'Irak et l'Arabie saoudite, font face à des négociations difficiles en marge de la conférence avec leurs clients asiatiques de longue date concernant les annulations de cargaisons, les détournements coûteux et les accords d'approvisionnement pour 2027.theedgemarkets
Le rôle de la Chine en tant qu'acheteur d'ajustement dominant mondial a été crucial pour empêcher une flambée durable des prix au-dessus de 100 dollars. Depuis mai, le pays a réduit ses importations maritimes de brut d'environ 5 millions de barils par jour, soit une baisse d'environ 45 pour cent, puisant plutôt dans ses stocks commerciaux estimés à environ 1,5 milliard de barils. "Si la Chine n'avait pas démontré sa capacité à agir comme acheteur d'ajustement, le marché aurait une tout autre allure", a déclaré Warren Patterson, responsable de la stratégie des matières premières chez ING Groep .ogj+1
La crise a déjà remodelé les structures de l'industrie. Les Émirats arabes unis ont quitté l'OPEP en mai, et Abu Dhabi National Oil Co. a par la suite introduit une nouvelle méthodologie de tarification qui modifie les dynamiques commerciales régionales. Sen a averti que "cette année pourrait bien redéfinir la tarification du marché pétrolier et les relations entre les principaux producteurs et consommateurs, les flux par Ormuz ne risquant probablement jamais de revenir aux niveaux d'avant-conflit".reuters+1
La pression s'étend bien au-delà des salles de marché. L'Agence internationale de l'énergie prévoit que la facture d'importation énergétique de l'Asie du Sud-Est doublera environ cette année pour atteindre environ 160 milliards de dollars, tandis que la Banque asiatique de développement a abaissé ses prévisions de croissance pour 2026 pour l'Asie en développement à 4,9 pour cent. Comme l'a noté Patterson, "l'approvisionnement en provenance du Moyen-Orient est désormais irrémédiablement plus risqué", laissant les raffineurs asiatiques à la recherche d'alternatives alors même qu'ils continuent de dépendre des barils du golfe Persique.theedgemarkets+1