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starlust+1science.nasa+1skyatnightmagazineLa comète interstellaire 3I/ATLAS, seulement le troisième objet détecté provenant de l'extérieur de notre système solaire, a été confirmée comme étant inhabituellement riche en dioxyde de carbone par rapport aux comètes nées autour de notre Soleil, selon les observations du télescope spatial James Webb de la NASA, Alphabet Inc. et d'autres observatoires majeurs. Une étude distincte publiée cette semaine dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society a apporté de nouveaux détails sur le lieu de formation possible de cet ancien voyageur.
Les observations de Webb ont confirmé que 3I/ATLAS libère beaucoup plus de dioxyde de carbone par rapport à l'eau que les comètes typiques du système solaire, ce qui indique un environnement de formation et une chimie différents de tout ce qui existe dans notre voisinage cosmique. Le télescope a également effectué la première détection directe de méthane sur un visiteur interstellaire, une molécule que les scientifiques pensent être restée cachée sous la surface et libérée seulement après que le chauffage solaire ait atteint des couches de glace plus profondes.esa+2
L'astronome Cyrielle Opitom de l'Université d'Édimbourg, qui a codirigé une étude de la comète à l'aide du Very Large Telescope au Chili, a rappelé les surprises apparues lors des observations. "Plutôt que de voir beaucoup de cyanogène, je voyais une ligne de nickel", a-t-elle déclaré, décrivant des niveaux de métaux étonnamment élevés dans l'atmosphère gazeuse de la comète. Des données antérieures de Webb ont également révélé des niveaux exceptionnellement élevés de deutérium, environ 30 fois plus que ce qui est observé dans les comètes du système solaire, soulignant davantage les origines extraterrestres de la comète.skyatnightmagazine+1
Une nouvelle étude dirigée par le Dr Lea Ferellec de l'Université de Northumbria, publiée le 8 septembre, a utilisé l'instrument WEAVE sur le télescope William Herschel pour analyser le gaz ionisé s'échappant de la queue de la comète. L'équipe a identifié cinq types d'ions différents et a déterminé que 3I/ATLAS s'est probablement formée à des températures inférieures à −240°C, suggérant qu'elle provient de la bordure glaciale d'un système stellaire lointain. "Cet objet nous donne une chance rare d'étudier des matériaux formés dans un endroit complètement différent de notre propre système solaire", a déclaré Ferellec.starlust+1
Les propres travaux d'Opitom utilisant le Very Large Telescope, Webb et ALMA ont abouti à une conclusion complémentaire : la comète s'est probablement formée autour d'une étoile plus ancienne que notre Soleil, avec une métallicité plus faible, dans une région lointaine de la Galaxie où résident des étoiles plus anciennes.eso+1
Découverte en juillet 2025 par le télescope de relevé ATLAS au Chili, la comète a été observée de juillet 2025 à mars 2026 avant de disparaître de la vue. Opitom a noté que le Legacy Survey of Space and Time de l'Observatoire Vera Rubin, désormais officiellement en cours, pourrait trouver environ un objet interstellaire par an, marquant un changement : passer de l'étude de ces visiteurs un par un à leur examen en tant que population. "J'ai hâte de voir ce que le prochain objet interstellaire nous apprendra", a-t-elle déclaré.skyatnightmagazine