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instagram+1.news.artnet.news.artnet.news.artnet.news.artnet.Une fresque perdue de David Wojnarowicz a été à nouveau recouverte de cloisons sèches dans un bâtiment de Louisville, dans le Kentucky, malgré les appels des défenseurs de l'art et de la fondation de l'artiste pour préserver cette œuvre historiquement significative. La fresque de 1985, créée pour une exposition caritative en faveur des enfants disparus, a été redécouverte en 2023 après près de quatre décennies derrière un mur, pour être à nouveau dissimulée le 7 août 2025, selon la David Wojnarowicz Foundation.instagram
La fresque, située dans l'ancien bâtiment de Kentucky Lithography au 600 East Main Street, dans le quartier branché de NuLu à Louisville, a été créée dans le cadre de "The Missing Children Show: Six Artists from the East Village on Main Street", organisée par le marchand d'art local Potter Coe pour collecter des fonds pour le Kentucky Child Victims' Trust Fund. L'exposition a été inspirée par l'enlèvement en 1983 d'Ann Gotlib, âgée de 12 ans, dans un centre commercial de Louisville, une affaire qui reste non résolue.news.artnet+1
La David Wojnarowicz Foundation et la PPOW Gallery, qui représente le défunt artiste, ont soulevé des inquiétudes concernant d'éventuelles violations de la Visual Artists Rights Act (VARA) de 1990, qui protège les "droits moraux" des artistes en interdisant la destruction ou la modification d'œuvres de "statut reconnu". La fondation a fait valoir que le fait de recouvrir la fresque constitue une modification inappropriée en vertu de la loi fédérale, car la VARA protège l'art visuel incorporé aux bâtiments lorsque son retrait causerait des dommages.theartnewspaper+1
Amy Adler, professeure de droit de l'art à l'Université de New York, a noté les complexités juridiques, déclarant qu'il existe "des questions compliquées sur la question de savoir si la fresque de Wojnarowicz serait protégée par la loi" et si le fait de recouvrir l'œuvre constitue une modification ou une destruction. Les promoteurs du bâtiment, Zyyo, soutiennent qu'ils n'ont pas détruit la fresque et qu'ils respectent donc la loi.news.artnet
Jamie Campisano, directeur de la création de Zyyo, a expliqué la décision de recouvrir la fresque : "Cela ne correspond pas à l'esthétique ou au design de la salle de sport, donc nous étions dans une mauvaise situation. Avoir une fresque de cette nature ne correspondait tout simplement pas à l'ambiance de santé et de fitness". L'entreprise transforme l'espace en une salle de sport pour les résidents de leur complexe d'appartements haut de gamme.news.artnet
La controverse a suscité des discussions plus larges sur la préservation des œuvres d'art culturellement significatives. Anita Vitale, présidente de la David Wojnarowicz Foundation, a comparé la situation à "La Barrique d'Amontillado" d'Edgar Allan Poe, qualifiant cela d'ensevelissement d'"un organisme vital et vivant". L'architecte local Moseley Putney, qui a découvert la fresque lors de travaux de rénovation, a quitté le projet en partie à cause de désaccords sur le sort de l'œuvre.theartnewspaper+1
La fresque présente l'imagerie caractéristique de Wojnarowicz, notamment une maison en feu, une vache bâillonnée et des carcasses d'animaux, des symboles devenus emblématiques de son militantisme contre l'indifférence du gouvernement pendant la crise du sida. Wojnarowicz, décédé de complications liées au sida en 1992 à l'âge de 37 ans, reste une figure célèbre de l'art contemporain, avec des œuvres dans les collections des plus grands musées du monde.news.artnet+1