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boereportreutersreuters+1UBS a fortement réduit jeudi ses prévisions pour le pétrole brut Brent, abandonnant son précédent objectif d'un baril proche de 100 dollars, alors que la reprise rapide du trafic des pétroliers dans le détroit d'Ormuz dissipe les perturbations de l'offre qui ont marqué le premier semestre 2026.
La banque suisse prévoit désormais un Brent à 85 dollars le baril fin septembre et fin décembre, contre des objectifs précédents de 105 et 95 dollars respectivement. UBS a également fixé ses prévisions pour fin mars et fin juin 2027 à 80 dollars le baril. Cette révision marque un net recul par rapport à avril, lorsque UBS avait relevé son objectif pour fin juin 2026 à 100 dollars en invoquant les restrictions de flux à travers le détroit.cnbc+1
Cette dégradation intervient alors que les prix mondiaux du brut ont accentué une vente massive qui a effectivement effacé les gains accumulés depuis que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l'Iran le 28 février. Mercredi, les contrats à terme sur le brut Brent ont chuté de 4,4 % pour clôturer à 73,74 dollars le baril — leur plus bas niveau depuis le 27 février — tandis que le West Texas Intermediate a reculé de 3,8 % à 70,34 dollars, passant brièvement sous la barre des 70 dollars pour la première fois depuis début mars.reuters+1
Cette chute fait suite à une semaine d'événements en cascade. Un protocole d'accord signé entre Washington et Téhéran vers le 15 juin a déclenché la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz. Lundi, le Trésor américain a émis une dérogation générale aux sanctions de 60 jours permettant à l'Iran de vendre du brut en dollars américains pour la première fois depuis la Révolution islamique. Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a déclaré lors du Reuters Global Energy Forum qu'environ 20 millions de barils de brut avaient quitté Ormuz dans les 24 heures précédant la clôture de mercredi, et que l'activité maritime était presque revenue aux niveaux d'avant le conflit.cnbc+4
Pour la première fois depuis le début du conflit, la courbe à terme du Brent est passée en contango — les prix à terme dépassant les prix au comptant — signalant que la tension sur l'offre à court terme a cédé la place à une surabondance de barils de retour. Trois pétroliers précédemment bloqués transportant 5 millions de barils de brut ont été observés quittant le détroit rien que mercredi, dont deux en route vers l'Asie.reuters
Malgré la réduction de ses prévisions, UBS a averti que la reprise de la production pourrait s'avérer « plus lente que ce que le marché attend », notant que son objectif de 85 dollars implique toujours un potentiel de hausse par rapport aux niveaux actuels. J.P. Morgan JPMorgan Chase & Co. a également révisé à la baisse ses perspectives pour le second semestre, projetant le Brent à 86 dollars au troisième trimestre et à 80 dollars au quatrième.boereport+1
La durabilité de la baisse des prix dépend de la transformation du cadre provisoire de 60 jours en un accord durable. Les discussions sur le programme nucléaire iranien restent sans issue, et Israël a refusé de se considérer lié par l'accord. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio effectue cette semaine une tournée dans les États du Golfe pour renforcer le soutien régional à l'accord, tandis que l'envoyé de Trump, Steve Witkoff, s'est rendu en Suisse pour des discussions nucléaires initiales avec Téhéran.reuters+1