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business-standard.business-standard+1.business-standard+1.Les négociants en pétrole s'attendent à une nouvelle semaine agitée. Washington et Téhéran continuent d'échanger des propositions, tandis que les attaques contre les pétroliers et les infrastructures du Golfe maintiennent une prime de risque d'approvisionnement importante sur les prix du brut. Les contrats à terme sur le Brent pour livraison en décembre ont augmenté de 2.41% au cours de la semaine dernière pour clôturer à 104.72 dollars le baril, et le West Texas Intermediate a gagné 1% à 91.85 dollars à New York.business-standard
Deux éléments ont freiné des gains plus importants : l'espoir d'un accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz et une licence du Trésor américain permettant au diesel russe de revenir sur les marchés mondiaux.tradingkey+1
Le président Donald Trump a qualifié les discussions avec Téhéran de productives. Il a également déclaré que les États-Unis n'attaqueraient pas l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. L'Iran examine actuellement la réponse américaine à sa proposition sur la réouverture du détroit. Cependant, le blocus naval américain de l'Iran est toujours en place, et aucun cessez-le-feu ni accord de paix n'a été conclu.cnbc+2
"Le pétrole brut est pris en étau entre l'optimisme diplomatique et les risques persistants d'approvisionnement physique", a déclaré Navneet Damani, responsable de la recherche sur les matières premières chez Motilal Oswal Financial Services. Une réponse positive de l'Iran pourrait faire baisser les prix à court terme, a-t-il déclaré, mais "l'expérience passée montre que les progrès diplomatiques seuls garantissent rarement une reprise durable des approvisionnements".business-standard
Les risques restent élevés sur le terrain. Le Brent a bondi de 4% le 8 octobre après que l'Iran a intensifié ses attaques contre des pétroliers et que les rebelles houthis du Yémen ont tiré des missiles balistiques sur Riyad, a rapporté CNBC. Trump a depuis déclaré que Washington envisageait de se joindre aux frappes saoudiennes contre les Houthis, ce qui a suscité des inquiétudes concernant le transport maritime à travers le détroit de Bab el-Mandeb.cnbc+1
Les données de Kpler ont montré qu'environ 9.5 millions de barils par jour ont quitté Ormuz au cours de la semaine se terminant le 6 octobre. C'est environ 30% en dessous des niveaux d'avant-guerre, a rapporté CNBC. Le 7 octobre, les tarifs des superpétroliers du golfe Persique vers l'Asie de l'Est approchaient 1.4 million de dollars par jour, soit environ 540% au-dessus des niveaux d'avant le conflit. Ryan McKay de TD Securities a déclaré que le besoin d'escortes de la marine américaine et le "risque constant d'être attaqué" justifient "une prime de risque persistante".tradingkey+1
Le 9 octobre, l'Office of Foreign Assets Control du Trésor a émis la licence générale 135. Elle autorise les ventes et les importations de diesel d'origine russe jusqu'au 7 avril 2027. Trump a déclaré que la Russie livrerait le carburant par lots. Les analystes ont averti que les volumes sont faibles et que l'interdiction d'exportation de diesel imposée par Moscou, qui court jusqu'à fin octobre, pourrait limiter la quantité de carburant réellement acheminée.euromaidanpress+2
Les investisseurs surveilleront les rapports mensuels sur le marché pétrolier de l'OPEP et de l'Agence internationale de l'énergie, ainsi que les données hebdomadaires sur les stocks américains. Les fermetures liées aux ouragans dans le golfe du Mexique aux États-Unis ont contribué à soutenir le WTI, mais Damani a déclaré que ce soutien pourrait s'estomper à mesure que la production reprendra. Il a ajouté qu'une reprise significative des approvisionnements du Golfe est incertaine avant 2027.business-standard