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ft+1bocvipgroundUBS exige désormais des candidats aux postes de banquiers d'affaires juniors qu'ils démontrent leur maîtrise de l'intelligence artificielle comme condition d'embauche, a rapporté dimanche le Financial Times. Cette décision fait de la banque suisse l'un des premiers grands établissements financiers mondiaux à intégrer formellement les compétences en IA dans son processus de recrutement pour les postes de premier échelon.ft
Des questions sur l'aisance avec l'IA seront ajoutées aux entretiens de recrutement des jeunes diplômés et des stagiaires, afin d'évaluer la manière dont les candidats ont utilisé cette technologie, selon une personne proche des projets d'UBS. Cette exigence s'applique aux postes bancaires traditionnels, et non pas uniquement aux rôles technologiques et de gestion des données, ce qui montre à quel point les banques déploient de plus en plus l'IA pour des tâches routinières historiquement confiées aux jeunes recrues, de l'analyse financière et la recherche à la préparation de présentations clients.bocvip+1
Ce changement de cap chez UBS contraste avec l'approche de concurrents tels que Goldman Sachs et JPMorgan , qui ont réduit la taille de leurs promotions d'analystes juniors à mesure que l'IA automatise les tâches de premier niveau. Les offres d'emploi d'UBS pour ses programmes destinés aux jeunes diplômés en Global Markets et Global Banking à Londres et Hong Kong demandent déjà aux candidats de prouver qu'ils ont expérimenté l'IA de manière responsable pour améliorer l'efficacité et les résultats.grindhotline+1
Ce changement dans le recrutement intervient sur fond de réflexion globale au sein des services financiers concernant l'impact de l'IA sur les effectifs. L'enquête 2026 de PwC sur l'IA et la main-d'œuvre dans les services financiers, publiée en août et basée sur les réponses de 1 004 cadres de niveau directeur ou supérieur au sein d'entreprises américaines réalisant au moins 500 millions de dollars de chiffre d'affaires, révèle que près de huit dirigeants sur dix s'attendent à une réduction de leurs effectifs d'au moins 20 % au cours des cinq prochaines années.cyprus-mail+1
Pourtant, seulement 42 % des entreprises ont réalisé une modélisation à l'échelle de l'organisation pour évaluer comment l'IA pourrait modifier leurs besoins en main-d'œuvre. Parmi celles qui l'ont fait, seule la moitié a examiné l'impact des changements de processus induits par l'IA sur les effectifs. Par ailleurs, quelque 77 % des dirigeants ont déclaré que la plupart de leurs investissements dans l'IA ne produisaient pas encore de rendements mesurables.fundmore+1
Les institutions financières sont de plus en plus disposées à rémunérer davantage les employés capables de travailler efficacement avec l'IA. Selon l'enquête de PwC, 91 % des dirigeants affirment que leur entreprise augmente les salaires des collaborateurs dotés de compétences en IA, tandis que 86 % estiment qu'une formation aux compétences en IA a plus de valeur qu'un MBA pour de nombreuses nouvelles recrues. Parallèlement, 44 % des dirigeants rapportent que les employés s'inquiètent pour leur sécurité d'emploi, et 40 % indiquent que le personnel se sent dépassé par le rythme des changements technologiques.cyprus-mail
Le directeur mondial des ressources humaines d'UBS, Stefan Seiler, a fait de l'adaptation à l'IA au sein des effectifs une priorité stratégique. « Les entreprises doivent apprendre à se sentir plus à l'aise avec le fait d'évoluer rapidement », conclut l'enquête de PwC, soulignant que 77 % des dirigeants du secteur financier estiment que leur propre organisation ne suit pas le rythme de l'innovation en matière d'IA.linkedin+1