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apnewsapnews+1latimesLe président Donald Trump a minimisé vendredi le conflit de six mois entre les États-Unis et l'Iran, le qualifiant de "broutille", et a soutenu l'affirmation du vice-président JD Vance la veille selon laquelle les combats ne constituent pas une guerre. Ces remarques soulignent les efforts de la Maison Blanche pour minimiser une campagne militaire impopulaire et coûteuse à l'approche des élections de mi-mandat de novembre.
"Beaucoup de gens n'appellent pas cela une guerre. Je l'appelle un conflit militaire parce que pour nous, c'est une broutille. Ce n'est pas une grosse affaire", a déclaré Trump aux journalistes dans le Bureau ovale, où il signait des décrets sur la transformation de la viande de bœuf entouré d'éleveurs de bétail.apnews
Vance, lors d'un point de presse à la Maison Blanche jeudi, avait rejeté catégoriquement l'étiquette de "guerre". "Je n'appellerais pas cela une guerre", a déclaré Vance lorsqu'on lui a demandé si les combats pourraient prendre fin avant que les électeurs ne se rendent aux urnes le 3 novembre. "En ce moment, il n'y a pas de tirs actifs." Ses commentaires sont intervenus alors même que l'Iran tirait jeudi sur le Koweït, allié des États-Unis dans le Golfe, en représailles aux frappes américaines menées plus tôt dans la semaine.latimes+1
Trump a fait écho à la position de Vance vendredi, décrivant les opérations américaines comme des "frappes intermittentes" et insistant sur le fait que "nous ne nous battons pas en ce moment". Lorsqu'un journaliste l'a interrogé sur l'utilisation de l'expression "broutille" alors que 18 militaires américains sont morts et que le conflit a coûté aux contribuables plus de 37,5 milliards de dollars, Trump s'est montré combatif, comparant le bilan à ceux du Vietnam et de l'Afghanistan. "Au Vietnam, nous avons perdu des dizaines de milliers de personnes", a-t-il déclaré. "L'Iran n'aura pas d'arme nucléaire parce que s'ils en avaient une, vous ne seriez probablement pas là debout".apnews+1
Ce changement rhétorique intervient alors que le conflit, qui a débuté le 28 février lorsque les États-Unis se sont joints à Israël pour frapper l'Iran, a fait grimper les prix du brut Brent bien au-dessus des niveaux d'avant-guerre et a alimenté une inflation qui menace le contrôle républicain du Congrès. Les sondages montrent que les Américains ont mal noté Trump sur sa gestion de la guerre, selon Bloomberg. Le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a fait face à des critiques jeudi après avoir déclaré à tort qu'aucun militaire américain n'était mort, affirmant plus tard qu'il s'était "mal exprimé".bloomberg+1
Les données indépendantes sur le transport maritime contredisent les affirmations de l'administration concernant des flux pétroliers quasi normaux à travers le détroit d'Ormuz. Le nombre de transits de navires la semaine dernière était de 102, contre plus de 130 par jour avant la guerre, selon Lloyd's List Intelligence. Une moyenne de 5 millions de barils par jour a quitté le détroit au cours des 28 derniers jours, selon TankerTrackers.com, soit bien moins que les quelque 20 millions de barils qui transitaient quotidiennement avant le conflit.latimes
Les analystes affirment que Trump a adopté une posture prudente avant les élections de mi-mandat, évitant à la fois un retour aux bombardements massifs et des concessions à Téhéran. "La Maison Blanche ne veut pas d'une guerre massive, et elle ne veut pas être vue comme offrant des concessions massives", a déclaré Aaron David Miller, chercheur principal au Carnegie Endowment for International Peace. "La tactique qu'ils adoptent évite ces deux choses".latimes
L'Iran, quant à lui, n'a montré aucun signe de fléchissement, ayant frappé des alliés du Golfe et continuant de contester le contrôle du détroit malgré ce que les responsables iraniens ont qualifié de 270 milliards de dollars de dommages causés par les opérations américaines et israéliennes. Trump a laissé entendre vendredi qu'une nouvelle frappe pourrait viser une installation nucléaire suspecte au sud de Téhéran, déclarant aux journalistes : "Nous pourrions frapper Pickaxe très bientôt".tribuneonlineng+1