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themoscowtimes+1themoscowtimes+1united24mediaL'économie russe a renoué avec la croissance au deuxième trimestre 2026, progressant de 1,3 % sur un an après s'être contractée en début d'année pour la première fois depuis 2023, selon les données publiées mercredi par le service fédéral des statistiques, Rosstat. Ce résultat dépasse les prévisions du ministère du Développement économique, qui tablait sur 0,9 %, et de la Banque centrale, qui projetait 0,8 %.themoscowtimes+2
Ce rebond marque la meilleure performance trimestrielle de la Russie depuis six trimestres. Il intervient quelques mois après que le président Vladimir Poutine a publiquement réprimandé son équipe économique à la suite de la contraction de 0,2 % enregistrée au premier trimestre, exigeant des « mesures concrètes » pour relancer la croissance.united24media+1
L'économiste Yegor Susin a attribué cette amélioration à un nombre plus élevé de jours ouvrables, à de meilleures conditions extérieures et à une relance budgétaire. Les dépenses publiques ont bondi de 16 % au cours du trimestre, environ un tiers étant alloué à l'armée et à la production d'armes. Une hausse temporaire des revenus pétroliers a également soutenu l'activité, bien que la croissance cumulée du premier semestre n'ait atteint que 0,6 %, soit environ la moitié du rythme de l'année précédente et près de sept fois moins que lors du boom de guerre de 2023-2024.themoscowtimes+1
L'industrie civile s'est contractée de 3,2 % sur un an et de 4,6 % par rapport aux niveaux de 2024, selon le Centre d'analyse macroéconomique et de prévisions à court terme. Les frappes ukrainiennes sur les raffineries de pétrole ont ramené les volumes de raffinage à leur plus bas niveau en deux décennies, les attaques du 8 août contre la raffinerie d'Ilsky à Krasnodar et l'usine de Syzran dans la région de Samara, exploitée par Rosneft, prolongeant la campagne contre le secteur russe des carburants.united24media+1
Liam Peach, de Capital Economics, s'attend à ce que la Russie reste enlisée dans la stagnation, plombée par des taux d'intérêt élevés et une crise des carburants. L'économiste Vladislav Inozemtsev a averti que l'intensification des frappes à longue portée contre les raffineries et les grands entrepôts « érode sérieusement l'économie », prévoyant une inflation supérieure de deux à trois points de pourcentage aux attentes initiales, parallèlement à une stagnation des revenus réels et à une vague de faillites d'entreprises.united24media
M. Inozemtsev considère la politique du Kremlin, notamment les hausses d'impôts, les saisies d'entreprises et la lourdeur de la réglementation, comme un danger encore plus grave que les frappes extérieures. Une nouvelle mobilisation, a-t-il averti, « sonnerait le glas de toute l'économie russe ». Bloomberg a rapporté que la vague croissante d'attaques de drones ukrainiens en profondeur sur le territoire russe menace de faire dérailler cette fragile reprise, malgré l'amélioration des chiffres globaux.bloomberg+1