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accessnow+1washingtonpost+1accessnowAccess Now, Amnesty International et plus de 200 organisations de la société civile ont publié une déclaration commune le 14 juin appelant les gouvernements et les entreprises technologiques à cesser immédiatement l'utilisation de systèmes d'intelligence artificielle dans le ciblage militaire, avertissant que la guerre accélérée par l'IA "valide des meurtres à une vitesse et une échelle sans précédent".accessnow+1
La déclaration commune, publiée alors que les opérations militaires pilotées par l'IA se poursuivent dans de multiples zones de conflit, exige que les entreprises technologiques et les États "cessent la fourniture et l'utilisation de technologies qui sapent le respect du droit international dans les conflits armés". La coalition soutient que les outils d'IA utilisés pour la génération et la priorisation des cibles poussent les acteurs militaires vers une forme de guerre qui sape les principes fondamentaux du droit international humanitaire.accessnow
"L'IA est devenue la nouvelle poudre à canon, et les entreprises technologiques sont les nouveaux marchands d'armes", a déclaré Marwa Fatafta, directrice des politiques et du plaidoyer pour la région MENA chez Access Now. "De Gaza au Liban en passant par l'Iran, la réalité vécue de la violence déchaînée par des chaînes de ciblage pilotées par l'IA brise toute prétention selon laquelle ces systèmes peuvent être déployés de manière responsable".accessnow
Cet appel intervient alors que des rapports ont documenté comment le système intelligent Maven de Palantir , intégré à l'IA Claude d'Anthropic, a été utilisé lors de l'opération Epic Fury menée par les États-Unis contre l'Iran pour identifier et prioriser plus de 1 000 cibles en 24 heures, selon le Washington Post. Defense One a rapporté que Claude fonctionne comme un "moteur de raisonnement" au sein du système, aidant à synchroniser les modules et à simplifier les tâches pour les opérateurs humains.washingtonpost+1
Human Rights Watch, cofondateur de la campagne Stop Killer Robots, a averti à plusieurs reprises que l'adoption de l'IA dans la guerre dépasse les cadres juridiques. En mars, HRW a critiqué la décision du Pentagone de rejeter les lignes rouges éthiques d'Anthropic pour l'utilisation militaire de l'IA comme "un signe clair que le Pentagone est peu susceptible de maintenir des garanties significatives".Human Rights Watch
L'administration Trump a pris la direction opposée le 4 juin, en signant un mémorandum présidentiel sur la sécurité nationale ordonnant le déploiement accéléré de l'IA pour les "combattants et les professionnels du renseignement". L'ordre charge le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, de réviser les directives sur l'autonomie des systèmes d'armes dans un délai de 90 jours.ABC+1
Parallèlement, Nature a publié un éditorial en mars arguant que "l'utilisation de l'IA dans la guerre ne devrait pas être autorisée tant qu'il n'y a pas de règles spécifiques pour régir cette utilisation", notant qu'aucune loi internationale ne mentionne explicitement l'IA dans les conflits armés.Nature
La coalition de la société civile appelle les États à mettre fin à l'utilisation d'outils d'IA dans le ciblage militaire, à assurer la transparence sur la manière dont l'IA est actuellement déployée dans les hostilités et à garantir que les entreprises prennent des mesures pour que les systèmes d'IA qu'elles fournissent "ne causent pas ou ne contribuent pas à des violations du droit international".accessnow
Daniel Leufer, responsable des politiques sur les technologies émergentes chez Access Now, a déclaré : "Les entreprises d'IA ne peuvent pas prétendre être engagées à bénéficier à toute l'humanité tout en récoltant simultanément les profits de contrats militaires lucratifs. Nous avons besoin que la posture éthique creuse s'arrête et que la véritable responsabilité commence".accessnow