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reutersbostonglobe+1globalbankingandfinanceLes cours du pétrole ont poursuivi leur baisse jeudi, alors qu'une intense activité diplomatique impliquant l'Iran, l'Oman et le Qatar a ravivé l'espoir d'une réouverture partielle du détroit d'Ormuz. Ce point de passage stratégique voyait transiter environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux avant le début de la guerre israélo-américaine contre l'Iran fin février.
Le contrat à terme sur le baril de Brent a reculé vers les 87 dollars, enregistrant sa quatrième séance consécutive de baisse, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) a reculé pour le cinquième jour d'affilée. Plus tôt dans la séance, le Brent est descendu jusqu'à 86,22 dollars avant de regagner du terrain, les traders évaluant l'écart entre l'optimisme diplomatique et la réalité de la situation sur le terrain.globalbankingandfinance+1
Le Premier ministre du Qatar, le cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al Thani, s'est rendu à Téhéran jeudi pour discuter des « moyens d'apaiser les tensions et de créer les conditions propices au dialogue », selon le ministère qatari des Affaires étrangères. Cette visite intervient alors que l'Iran et l'Oman s'emploient à finaliser un accord sur la gestion conjointe du détroit, prévoyant notamment un couloir de navigation temporaire et des opérations de déminage, après que les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé que les deux pays s'étaient mis d'accord sur un mécanisme de partage des revenus pour cette voie navigable.bostonglobe+2
Cette offensive diplomatique fait suite à une pause d'un mois dans les frappes militaires américaines contre l'Iran, Washington privilégiant désormais la pression économique via un renforcement des sanctions et un blocus naval des ports iraniens. Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi à Al Jazeera qu'il n'avait « pas de calendrier » pour mettre fin au conflit, qui atteindra vendredi son sixième mois.oilprice+2
Malgré la réaction du marché, les analystes ont averti qu'un accord entre l'Iran et l'Oman ne rétablirait pas automatiquement le trafic maritime. « Tout accord entre ces deux parties ne signifie pas que nous assisterons à une normalisation des flux de pétrole par ce point de passage clé », ont écrit jeudi les analystes en matières premières d'ING. « Il faudrait probablement que les États-Unis lèvent leur blocus sur les ports iraniens et assouplissent les sanctions contre l'Iran avant d'envisager un quelconque retour à la normale. »investing+1
Les données sur le trafic maritime confirment ce constat. Seuls de nombreux navires de transport de marchandises ont traversé le détroit mardi, et dix mercredi, ce qui reste bien en deçà de la moyenne sur dix jours d'environ 15 navires, et très loin des niveaux d'avant-guerre, selon la société de suivi maritime Kpler. Les flux de pétrole transitant par le détroit ont chuté à environ un quart de leur niveau d'avant le conflit.english.aawsat+2
L'impact du conflit sur l'approvisionnement mondial en carburant reste manifeste. Les stocks américains de produits distillés, qui comprennent le gazole et le fioul domestique, sont tombés à 103,4 millions de barils au cours de la semaine achevée le 21 août, soit le niveau le plus bas jamais enregistré pour cette période de l'année, selon l'Administration américaine d'information sur l'énergie (EIA). Les dommages causés aux raffineries du Moyen-Orient et les frappes de drones ukrainiens sur les capacités de raffinage russes ont accentué ces tensions.finance.yahoo+3
« Tant que le risque pesant sur l'offre subsiste, une certaine prime de risque de guerre continuera d'être intégrée dans les cours du pétrole », a déclaré Priyanka Sachdeva, responsable de l'analyse des marchés chez Phillip Nova.reuters