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politicopolitico+1climatechangenews+1Le boom de la construction lié à l'intelligence artificielle et ses prévisions de demande électrique en flèche ne feront pas l'objet de débats formels lorsque presque tous les pays se réuniront à Antalya, en Turquie, en novembre prochain pour les pourparlers climatiques des Nations Unies. Aucun pays n'a proposé d'inclure les centres de données à l'agenda de la COP31, selon Politico, laissant ce que les analystes appellent l'une des sources de demande énergétique à la croissance la plus rapide en dehors du champ des négociations climatiques formelles.politico
La COP31 est prévue du 9 au 20 novembre et son agenda est surchargé de priorités existantes : respecter l'engagement de 2023 de s'éloigner des combustibles fossiles, fixer des objectifs d'adaptation et mobiliser un soutien économique pour les nations en développement en première ligne du réchauffement. Les centres de données, malgré leur empreinte en expansion rapide, n'ont pas été retenus.unfccc
L'Agence internationale de l'énergie estime que la consommation d'électricité des centres de données pourrait presque doubler d'ici 2030, passant de 485 térawattheures en 2025 à 950 TWh. L'agence prévoit que les émissions de CO2 des centres de données pourraient atteindre environ 350 millions de tonnes métriques d'ici 2035, soit un niveau comparable à la production annuelle du Royaume-Uni. Un rapport de la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe publié ce mois-ci a averti que les centres de données sont construits plus rapidement que les réseaux électriques ne peuvent suivre, soulevant des inquiétudes quant à la fiabilité et aux pannes en cascade.news.un+1
"Tous les gouvernements avancent trop lentement sur le climat, et rien n'avance plus vite que la technologie, surtout l'IA", a déclaré à Politico Erwin Rose, un ancien diplomate climatique américain qui a présidé un comité technologique dans le cadre du processus climatique de l'ONU.politico
L'ONU a commencé à aborder la question en dehors des négociations formelles. Le secrétaire général António Guterres a exhorté en juin les entreprises d'IA à divulguer leurs impacts environnementaux et à s'engager en faveur de l'énergie propre d'ici 2030. La branche académique de l'ONU a averti que la ruée vers la construction de centres de données pourrait compromettre la gouvernance environnementale. Et l'agenda d'action de la présidence de la COP31 a fait de l'électrification une priorité, proposant que 35 pour cent de la consommation énergétique mondiale provienne de l'électricité d'ici 2035.climatechangenews+3
Mais dans des pays comme l'Australie, le gaz comble une grande partie du déficit. Les prévisions de 2026 de l'opérateur du marché de l'énergie australien projettent que les centres de données consommeront environ 34 térawattheures par an d'ici 2035-36, contre environ 5 térawattheures aujourd'hui, avec une croissance concentrée dans les États dépendant des réseaux les plus polluants.thepoint
Certains défenseurs soutiennent que les pourparlers formels ne sont peut-être pas le bon endroit. "Je n'aurais pas l'espoir que la COP résolve soudainement ce problème", a déclaré Bill Hare, directeur de Climate Analytics. Anne Rasmussen, négociatrice en chef pour l'Alliance des petits États insulaires, a proposé une formulation plus tranchante : "Nous ne pouvons absolument pas nous permettre de construire les technologies de demain sur les systèmes destructeurs du passé".politico