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cnn+1japantimescnnLes océans du monde se réchauffent à un rythme accéléré et sans précédent, avec des conséquences considérables pour la vie marine, les communautés côtières et les modèles météorologiques mondiaux, selon un rapport historique publié mercredi par plus de 100 scientifiques internationaux.
Le dixième rapport annuel sur l'état de l'océan de Copernicus, produit par Mercator Ocean International pour le service Copernicus Marine de l'Union européenne, s'appuie sur plus de quatre décennies de données satellitaires, de bouées et de capteurs pour documenter ce qu'il appelle son "avertissement le plus sévère à ce jour" concernant les changements qui balaient les mers de la planète.marine.copernicus+1
"L'océan se transforme sous nos yeux : le réchauffement, l'élévation du niveau de la mer et la dégradation des écosystèmes sont des signes interconnectés d'un changement significatif et à long terme", a déclaré Pierre Bahurel, directeur général de Mercator Ocean International.cnn
Le rythme du réchauffement des océans a doublé au cours des 20 dernières années, les températures de surface de la mer atteignant des sommets records en 2023, 2024 et à nouveau en 2026, selon le rapport. L'année dernière, les océans du monde ont absorbé 23 zettajoules de chaleur supplémentaires, un nouveau record pour la neuvième année consécutive, soit environ 40 fois l'énergie consommée par le monde en 2025. Les océans mondiaux absorbent environ 90 pour cent de l'excès de chaleur produit par la combustion des énergies fossiles, tandis qu'un monstrueux El Niño, en passe de devenir le plus intense jamais enregistré, ajoute une pression supplémentaire.cnn
Le niveau moyen mondial de la mer a augmenté d'environ 3,8 millimètres par an depuis 1999, avec des taux qui s'accélèrent depuis 2012, menaçant les centaines de millions de personnes vivant dans les zones côtières. Les océans sont également devenus environ 17 pour cent plus acides depuis 1985.cnn
Certains des changements les plus spectaculaires se produisent aux pôles. Les températures de surface de la mer et de la banquise arctique ont grimpé de 4,2 degrés Celsius entre 1982 et 2024, tandis que la banquise a diminué de près d'un demi-million de kilomètres carrés par décennie depuis 1979, soit l'équivalent d'une perte de surface de la taille de l'Espagne tous les 10 ans. Dans la mer de Kara, au nord de la Sibérie, les températures ont bondi de 6,7 degrés Celsius depuis 1982.japantimes
À l'autre bout du monde, le niveau historiquement bas de la banquise antarctique en 2022 a coïncidé avec le premier échec massif de reproduction enregistré chez les manchots empereurs. L'espèce a été reclassée de "quasi menacée" à "en danger" par l'UICN en avril, et plus de 90 pour cent des colonies devraient être proches de l'extinction d'ici 2100 si la perte actuelle de glace se poursuit.japantimes
Les mers européennes, quant à elles, sont sous une "pression intense". La Méditerranée et la mer Noire ont toutes deux connu des vagues de chaleur marines records en 2024, certaines durant plus de 30 jours et poussant les températures de l'eau à plus de 4,6 degrés Celsius au-dessus de la moyenne.cnn
Le rapport souligne la vulnérabilité aiguë des petits États insulaires en développement, qui sont confrontés à l'élévation du niveau de la mer, à l'intensification des cyclones et à la mort des récifs coralliens. "Pour les États insulaires, le changement océanique n'est pas un problème environnemental lointain ; c'est un défi immédiat en matière d'économie, de développement et de sécurité", a déclaré Karina von Schuckmann, directrice du rapport.cnn
Les scientifiques ont appelé à une surveillance continue des océans pour garantir que les gouvernements et les communautés puissent se préparer. "Il est de notre responsabilité de renforcer la capacité permanente à anticiper cette transformation", a déclaré Bahurel.cnn