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reutersbloombergbloomberg+1Les prix du pétrole chutent alors qu'une vague d'offre libérée par l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran submerge la demande mondiale, érodant la capacité de Téhéran à utiliser le détroit d'Ormuz comme monnaie d'échange, même si les stocks restent dangereusement épuisés. Le brut Brent a effacé tous ses gains de guerre et se négocie près de 70 dollars le baril, tandis que le marché physique montre des signes de faiblesse plus extrêmes que toute autre période depuis l'effondrement de la demande lié au Covid en 2020, selon Bloomberg.finance.yahoo+1
Ce changement soudain a été aggravé au cours du week-end lorsque sept membres de l'OPEP+, menés par l'Arabie saoudite et la Russie, ont convenu d'augmenter la production pétrolière collective de 188 000 barils par jour à partir d'août — la troisième augmentation mensuelle consécutive depuis le début du conflit au Moyen-Orient en février.worldoil+1
Le rapport sur le marché pétrolier de juin de l'Agence internationale de l'énergie a révélé que les stocks gouvernementaux de l'OCDE ont chuté de 163 millions de barils entre mars et mai, atteignant leur niveau le plus bas depuis décembre 1990, sous l'effet des prélèvements d'urgence pour compenser les barils perdus pendant le conflit. L'Agence américaine d'information sur l'énergie a averti que les stocks totaux de pétrole de l'OCDE sont en passe de tomber en dessous de 2,3 milliards de barils d'ici la fin de l'année, soit le niveau le plus bas enregistré par l'agence depuis 2003.reuters+1
Pourtant, la reprise rapide des flux à travers le détroit d'Ormuz a dépassé les attentes. Un responsable américain a déclaré à Bloomberg que le transport commercial à travers la voie navigable a dépassé les 10 millions de barils par jour fin juin avec le soutien militaire américain, prenant Téhéran "au dépourvu" et soulignant sa capacité désormais limitée à arrêter le trafic. Le vice-président JD Vance a présenté le protocole d'accord signé avec l'Iran mi-juin comme étant conçu pour permettre au monde de reconstituer ses stocks de pétrole avant de réévaluer la position de Téhéran, le décrivant comme une stratégie visant à "reconstituer les approvisionnements mondiaux en pétrole, puis à voir où se trouve le levier".bloomberg+2
Wall Street devient résolument baissier. Citigroup a averti le 3 juillet que le Brent pourrait prolonger ses baisses jusqu'à 60 dollars le baril d'ici la fin de l'année à mesure que le choc d'Ormuz s'estompe, recommandant aux clients de "vendre toute reprise estivale". Macquarie a réduit ses prévisions pour le Brent en 2026 à 77 dollars le baril en moyenne et a abaissé ses perspectives pour 2027 à 64 dollars. JPMorgan prévoit désormais que le Brent atteindra une moyenne de 86 dollars au troisième trimestre avant de tomber à 80 dollars au quatrième trimestre et de terminer l'année à 78 dollars. Goldman Sachs et Morgan Stanley ont également averti que le marché ferait face à une surabondance à l'approche de l'année prochaine.thestreet+4
Natasha Kaneva de JPMorgan a déclaré que le système ne peut se reconstituer qu'à un rythme de 30 à 45 millions de barils par mois, ce qui suggère que les pays de l'OCDE devront attendre des mois avant que le stockage ne se normalise. L'EIA ne s'attend pas à ce que le trafic à travers le détroit revienne aux niveaux d'avant le conflit avant début 2027.instituteforenergyresearch+1
Le paradoxe est frappant : les stocks restent à des niveaux historiquement bas, mais un afflux de barils de retour — combiné aux hausses de production de l'OPEP+ totalisant 940 000 barils par jour depuis le début de la guerre — a fait basculer la psychologie du marché vers l'excédent. Pour l'Iran, cela implique que sa principale source de levier lors des négociations pourrait déjà lui échapper, alors que les artères pétrolières mondiales se rouvrent plus rapidement que ses négociateurs ne l'avaient anticipé.icis+1