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The Edge Malaysia+1BOE Report+1الشرق الأوسط+1Les prix du pétrole ont bondi mercredi 22 juillet à leur plus haut niveau depuis près de six semaines, le pétrole Brent dépassant brièvement les 95 dollars le baril alors que l'escalade des hostilités entre les États-Unis et l'Iran et un nouveau blocus houthi contre l'Arabie saoudite menaçaient simultanément deux des points de passage maritimes les plus stratégiques du monde.
Les contrats à terme sur le pétrole Brent ont atteint un sommet en séance à 95,47 dollars avant de se stabiliser autour de 94 dollars le baril, tandis que le pétrole américain West Texas Intermediate a lui aussi fortement progressé. Ce rebond est intervenu alors que les marchés assimilaient la convergence de deux menaces : les frappes américaines continues contre l'Iran visant à réduire sa capacité à perturber le trafic dans le détroit d'Ormuz, et un blocus maritime décrété par les Houthis contre l'Arabie saoudite en mer Rouge.The Edge Malaysia+1
Les Houthis ont annoncé le 20 juillet un embargo maritime total contre l'Arabie saoudite, le porte-parole militaire Yahya Saree qualifiant cette action d'« œil pour œil » en représailles à ce que le groupe décrit comme des années de blocus saoudien contre le Yémen. Le chef adjoint des médias houthis, Nasruddin Amer, a déclaré sur X que le détroit de Bab el-Mandeb serait fermé aux Saoudiens.The Washington Times+1
La menace a eu un effet perturbateur immédiat. Les données de suivi des navires ont montré qu'au moins quatre pétroliers ont changé de cap en mer Rouge mercredi, deux d'entre eux indiquant le canal de Suez comme nouvelle destination après les avertissements des Houthis. Deux pétroliers transportant du brut saoudien à destination de l'Asie ont fait demi-tour au niveau de Bab el-Mandeb, ce qui fragilise les calendriers de livraison de cargaisons vers l'Inde et la Chine.The DeepDraft+2
Le Commandement central des États-Unis a achevé sa dernière vague de frappes contre l'Iran le 15 juillet, touchant des dizaines de cibles militaires, notamment des sites de surveillance côtière, des systèmes de défense aérienne et des capacités maritimes, lors de ce qui a été décrit comme la sixième nuit consécutive de frappes. Cette campagne vise à dégrader la capacité de l'Iran à cibler la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz.U.S. Central Command+1
Le président Trump a menacé à plusieurs reprises d'étendre cette campagne aux infrastructures civiles. Lors d'une interview accordée à Fox News mi-juillet, il a averti que les États-Unis allaient « détruire toutes leurs centrales électriques » et « détruire tous leurs ponts » si l'Iran ne revenait pas à la table des négociations.1lurer.am+1
Les analystes avertissent depuis des mois que des perturbations prolongées pourraient propulser les prix vers un chiffre à trois chiffres. Goldman Sachs The Goldman Sachs Group, Inc. avait prévu plus tôt cette année que le Brent resterait au-dessus de 100 dollars jusqu'en 2026 si le détroit d'Ormuz demeurait bloqué, tandis que Barclays a relevé son objectif de prix à 100 dollars le baril, prévenant que les risques à la hausse persistent alors que les stocks mondiaux diminuent.الشرق الأوسط+2
Alors que le détroit d'Ormuz et Bab el-Mandeb sont désormais tous deux menacés, le marché pétrolier se retrouve face à un scénario dans lequel deux points de passage stratégiques acheminant une part combinée majeure des flux mondiaux de brut sont perturbés en même temps : une situation décrite par les analystes de la Foundation for Defense of Democracies comme un « problème de contrôle de routage » pour les cargaisons saoudiennes, la planification pour le canal de Suez et les fenêtres de livraison du brut asiatique.Foundation for Defense of Democracies+1