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apnews+1worldweatherattribution+1apnewsLe changement climatique d'origine humaine a doublé la probabilité des conditions météorologiques extrêmes ayant alimenté les incendies de forêt dévastateurs de cet été en Ontario et dans les Territoires du Nord-Ouest, selon une étude d'attribution rapide publiée jeudi par World Weather Attribution.apnews+1
Ces conclusions contredisent directement les affirmations répétées du président américain Donald Trump, selon lesquelles la mauvaise gestion forestière du Canada serait responsable de ces feux qui ont envoyé de la fumée dangereuse à travers le nord des États-Unis et touché plus de 120 millions de personnes.
Les chercheurs ont comparé les conditions météorologiques actuelles à un monde hypothétique sans le réchauffement de 1,4 degré Celsius enregistré depuis l'ère préindustrielle. Ils ont constaté que les conditions météorologiques d'incendie extrêmes désormais attendues tous les deux à six ans dans les Territoires du Nord-Ouest et tous les six à 15 ans en Ontario se seraient produites moins d'une fois tous les 40 ans sans le changement climatique.cbc+1
L'étude s'est appuyée sur l'Évaluation de la sévérité quotidienne, une mesure de la difficulté à maîtriser un incendie une fois déclenché, pour quantifier le rôle du changement climatique. Plus de 3,8 millions d'hectares ont brûlé à travers le Canada cette saison, environ 94 % de cette superficie ayant brûlé au cours d'une période de cinq semaines allant de fin juin à juillet.worldweatherattribution+1
« Depuis 2023, les incendies de forêt que nous observons au Canada sont fondamentalement différents par leur ampleur et leur intensité », a déclaré l'auteur principal Theodore Keeping, de l'Imperial College de Londres.dailysabah
Trump a déclaré le 21 juillet que le Canada « ne gérait pas correctement ses forêts » et a affirmé dimanche aux journalistes qu'il avait décidé d'une punition contre le Canada. Les scientifiques impliqués ou non dans l'étude ont rejeté cette analyse.apnews
« Ce à quoi nous sommes confrontés ici est davantage un problème lié au climat qu'un problème de gestion forestière », a déclaré Jonathan Boucher, chercheur spécialiste des feux au Service canadien des forêts et coauteur de l'étude. Andrew Weaver, climatologue à l'Université de Victoria, a ajouté : « Le président Trump pointe du doigt la fumée tout en ignorant l'empreinte de l'Amérique sur les conditions climatiques qui en sont la cause ».apnews
Mike Flannigan, chercheur spécialiste des feux de forêt à l'Université Thompson Rivers non impliqué dans l'étude, a souligné que les feux déclenchés par la foudre représentent plus de 90 % de la superficie brûlée au Canada, souvent dans des forêts nordiques isolées où les pompiers ne peuvent arriver dans la fenêtre critique de suppression de 30 minutes.cbc+1
Le rapport souligne que les communautés autochtones sont touchées de manière disproportionnée, comptant pour 42 % des évacuations liées aux feux de forêt au Canada entre 1980 et 2021, alors qu'elles ne représentent qu'environ 5 % de la population. Treize communautés des Premières Nations en Ontario ont fait l'objet d'ordres d'évacuation cet été.eos+1
« Si vous vous souciez d'autre chose que des très riches, vous devez cesser de brûler des combustibles fossiles », a affirmé Friederike Otto, coauteure de l'étude à l'Imperial College de Londres.apnews