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reuterswsjlatintimesLes conséquences des deux séismes dévastateurs au Venezuela sont devenues un champ de bataille politique, la dirigeante de l'opposition en exil María Corina Machado faisant pression pour rentrer chez elle tandis que l'administration Trump soutient la présidente par intérim Delcy Rodríguez et qu'un groupe bipartisan de législateurs américains appelle à renouveler les protections contre l'expulsion pour les Vénézuéliens.
Les séismes du 24 juin — d'une magnitude de 7,2 et 7,5, survenus à quelques secondes d'intervalle — ont tué au moins 3 535 personnes et laissé près de 18 000 sans-abri, selon les chiffres publiés lundi par les autorités vénézuéliennes. Plus de 16 740 personnes ont été blessées et des milliers restent portées disparues plus de 12 jours après que la catastrophe a frappé la capitale Caracas et les zones côtières voisines.reuters+1
Depuis son exil au Panama, Machado a fait valoir que la réponse du gouvernement a révélé son incapacité à gouverner. « Ma présence stabilise la situation ; elle fait partie des forces organisatrices dont le pays a besoin à un moment où l'absence totale de l'État est devenue évidente », a-t-elle déclaré aux journalistes la semaine dernière. Son mouvement d'opposition a mis en place une base de données en ligne répertoriant plus de 36 000 personnes disparues et a mobilisé des bénévoles pour collecter des dons à travers le Venezuela et sa diaspora.wsls
Mais l'administration Trump, qui a évincé l'ancien président Nicolás Maduro lors d'une opération militaire en janvier, a apporté son soutien à Rodríguez et à ses réformes favorables aux entreprises dans le secteur pétrolier vénézuélien. Deux hauts responsables américains ont déclaré à l'Associated Press que Washington avait dissuadé Machado de revenir, soupçonnant qu'elle souhaitait mener des manifestations contre Rodríguez plutôt que de se concentrer sur la reconstruction. Selon le Wall Street Journal, le vol de retour de Machado a été annulé après l'intervention de responsables américains.wsj+1
Rodríguez a rejeté avec colère les critiques selon lesquelles son gouvernement aurait été lent à agir, qualifiant les plaintes de « récits fabriqués dans des laboratoires de propagande ». Elle a défendu la militarisation de l'État durement touché de La Guaira et a déclaré que des milliers de secouristes civils et militaires, ainsi que 11 hôpitaux de campagne internationaux, avaient été déployés dans les zones touchées par le séisme.nbcnews+2
Le président de l'Assemblée nationale, Jorge Rodríguez, qui a annoncé lundi l'augmentation du bilan des morts, a appelé à l'unité nationale autour des efforts de reconstruction. Ses appels antérieurs à l'unité contre les sanctions étrangères se sont désormais tournés vers le ralliement du pays autour de la reconstruction après le séisme.instagram+1
À Washington, la délégation du Congrès de Floride a trouvé un rare terrain d'entente bipartisan, les législateurs républicains et démocrates exhortant l'administration Trump à accorder une nouvelle désignation de statut de protection temporaire (TPS) pour les Vénézuéliens déjà présents aux États-Unis. La représentante María Elvira Salazar a écrit que « la loi est claire » et que l'administration « devrait faire ce qu'il faut et redésigner le TPS pour les Vénézuéliens déjà dans le pays ». Cette pression intervient alors même que la Cour suprême a récemment autorisé l'administration à mettre fin aux protections TPS existantes.latintimes+2
Parallèlement, des critiques se sont demandé si l'aide humanitaire de l'administration suite au séisme — rapportée à 300 millions de dollars, contre environ 9 millions pour une catastrophe comparable ailleurs — ne renforçait pas effectivement le gouvernement de Rodríguez plutôt que de favoriser une transition démocratique. Les États-Unis ont promis des centaines de millions d'aide d'urgence tout en gardant Machado, la figure démocratique la plus importante du pays, à distance.npr+2
L'impasse politique laisse le Venezuela aux prises avec deux crises : une catastrophe humanitaire qui se déroule encore dans les décombres et une question non résolue sur qui gouvernera finalement.