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artcentron+1.artcentron+1.artcentron+1.artcentron+1.artcentron+1.Un récipient cosmétique égyptien ancien controversé, sculpté en forme de sauterelle, a été vendu pour 340 000 £ chez Apollo Art Auctions à Londres le 27 juillet, déclenchant un nouveau débat sur la question de savoir si l'artefact avait été volé dans la tombe du roi Toutânkhamon dans les années 1920. La vente a eu lieu malgré les critiques généralisées des égyptologues qui soutiennent que le récipient en ivoire et en bois vieux de 3 300 ans appartient légitimement à l'Égypte.artcentron+1
La soi-disant Sauterelle Guennol, qui mesure seulement 3,5 pouces de long, a une histoire de propriété complexe qui remonte à l'archéologue britannique Howard Carter, qui a découvert la tombe de Toutânkhamon en 1922. Selon le magazine Apollo, Carter a discrètement vendu la sauterelle au marchand égyptien Maurice Nahman, qui l'a ensuite vendue au marchand new-yorkais Joseph Brummer en 1936. L'artefact est finalement passé entre les mains du célèbre collectionneur Alastair Bradley Martin et a été récemment la propriété des héritiers du défunt cheikh Saud al-Thani.news.artnet+2
Christian Loeben, conservateur au musée August Kestner en Allemagne, a déclaré au New York Times qu'il est "tout à fait convaincu" que la sauterelle provenait de la tombe de Toutânkhamon, citant son état impeccable et ses attributs stylistiques cohérents avec l'époque du pharaon. La préservation exceptionnelle de l'artefact suggère qu'il a passé des millénaires scellé dans une chambre funéraire, avec seulement des dommages mineurs sur ses ailes à motif en damier, qui étaient conçues pour se replier vers l'extérieur afin de révéler une petite cavité pour stocker du khôl ou du parfum.observer+1
Apollo Art Auctions a rejeté les allégations d'origines illicites, déclarant qu'il n'y a "aucune preuve reliant directement l'objet à sa tombe, et qu'il n'apparaît dans aucun registre officiel de fouilles". La maison de vente aux enchères a souligné que la sauterelle avait été exportée d'Égypte dans les années 1930, des décennies avant la Convention de l'UNESCO de 1970 et la loi égyptienne sur les antiquités de 1983. L'Art Loss Register a fourni un certificat de mainlevée confirmant que l'objet n'avait jamais été déclaré volé.news.artnet+1
Christie's et Sotheby's avaient tous deux refusé de gérer la vente en raison de sa provenance compliquée. Le lien de la sauterelle avec la tombe de Toutânkhamon a été allégué publiquement pour la première fois en 1978 par Thomas Hoving, ancien directeur du Metropolitan Museum of Art, dans son livre "Tutankhamun: The Untold Story".apolloauctions+1
Des recherches récentes ont renforcé les soupçons selon lesquels Carter aurait pillé des artefacts de la tombe. Une lettre inédite de 1934 du philologue Alan Gardiner à Carter indiquait qu'une "amulette whm" qui lui avait été montrée "a été indubitablement volée dans la tombe de Toutânkhamon". Le Metropolitan Museum of Art a restitué à l'Égypte en 2010 19 objets égyptiens anciens "attribués avec certitude à la tombe de Toutânkhamon".instagram
La vente de la sauterelle met en lumière les tensions persistantes sur le marché des antiquités, alors que les musées et les collectionneurs examinent de plus en plus l'éthique de l'exposition d'un patrimoine culturel potentiellement volé. Malgré la controverse, Apollo Auctions a exprimé l'espoir que l'artefact "intègre une collection publique où il pourra être entretenu de manière responsable et accessible à tous".news.artnet