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theartnewspaper+2.theartnewspaper+2.theartnewspaper+1.theartnewspaper.fadmagazine+1.La National Gallery de Londres lance la première assemblée citoyenne nationale du Royaume-Uni organisée par une institution culturelle majeure, suscitant à la fois des éloges pour son innovation démocratique et de vives critiques de la part des traditionalistes qui se demandent si des citoyens ordinaires devraient influencer l'une des collections d'art les plus prestigieuses au monde.
L'initiative, baptisée "NG Citizens", débutera le mois prochain avec l'envoi d'invitations à 15 000 foyers dans les quatre nations du Royaume-Uni. Grâce à un processus de loterie civique géré par l'association caritative Involve et la Sortition Foundation, 50 participants seront sélectionnés, dont 20 siégeront finalement à un comité consultatif pendant cinq ans. L'assemblée conseillera sur la "raison d'être, les priorités et la valeur publique" de la galerie, mais ne choisira pas directement les expositions ou les œuvres d'art.theartnewspaper+2
La démarche de la National Gallery fait suite à des initiatives régionales réussies, notamment le jury citoyen du Birmingham Museums Trust qui s'est achevé en janvier 2025. Ce jury de 26 membres a produit 20 recommandations après plus de 30 heures de délibération, aidant à façonner le plan stratégique quinquennal du trust. Le projet de Birmingham a démontré comment "les musées doivent prendre des risques pour encourager et inspirer l'engagement", selon le rapport du jury.museumsassociation+1
Sir Gabriele Finaldi, directeur de la National Gallery, a présenté l'initiative comme l'accomplissement du rôle de gestionnaire de l'institution : "Au cœur de la National Gallery se trouve notre gestion d'une collection qui appartient au public britannique – notre objectif principal est de rapprocher les gens et les peintures". Jane Knowles, directrice de l'engagement public, a souligné qu'il s'agit d'"une collaboration" plutôt que d'une consultation.fadmagazine+3
L'initiative a suscité une vive opposition de la part de commentateurs culturels. Dans le London Standard, Melanie McDonagh s'est opposée : "Je ne veux pas que la National Gallery demande à une sélection d'individus, y compris ceux sans aucune connaissance en art ou dépourvus de toute formation culturelle, de décider des expositions auxquelles je vais".theartnewspaper
Guillaume Cerutti, ancien PDG de Christie's, a remis en question la méthodologie sur LinkedIn, arguant que si toucher les non-visiteurs et démocratiser l'accès sont des "priorités essentielles", il doutait qu'"une assemblée citoyenne de 50 participants sélectionnés par une loterie civique soit le bon moyen d'y parvenir".theartnewspaper
Le consultant en musées Maurice Davies a qualifié la démarche de "plutôt radicale pour un musée national londonien, surtout un musée aussi traditionnellement ancré dans l'establishment que la National Gallery", tout en se demandant s'il s'agit d'un véritable changement de gouvernance ou d'"une étude d'audience plus sophistiquée".theartnewspaper
Le débat reflète des tensions plus larges dans la politique culturelle entre expertise et participation démocratique. Les recherches indiquent que les institutions culturelles résistent souvent à l'implication du public en raison de préoccupations concernant le maintien des normes professionnelles et de l'autonomie artistique, en particulier lorsque la participation pourrait remettre en question les pratiques établies.scup+1
L'assemblée citoyenne de la National Gallery représente un test pour savoir si la gouvernance démocratique peut coexister avec l'expertise curatoriale dans les grandes institutions culturelles, créant potentiellement un précédent pour d'autres musées britanniques confrontés à des questions de responsabilité publique et de pertinence.