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designboom+1.designboom+1.news.yahoo.abcnews.go+1.news.yahoo.Dans un lieu sombre lors de la Semaine de la Haute Couture de Paris lundi, la créatrice néerlandaise Iris Van Herpen a fait défiler un mannequin portant une robe qui palpitait de vie. Le vêtement, incrusté de 125 millions d'algues bioluminescentes, brillait d'un bleu électrique au rythme des mouvements de la personne qui le portait, marquant ce qui pourrait être la première pièce de haute couture véritablement vivante de la mode.
La robe, qui fait partie de la collection "Sympoiesis" de Van Herpen, représente une nouvelle frontière dans la conception de mode durable, où les vêtements fonctionnent à la fois comme un artefact et un organisme à une époque de préoccupations environnementales croissantes.
Les algues, identifiées comme Pyrocystis Fusiformis, sont encapsulées dans une matrice de gel nutritif moulée sur mesure qui les maintient en vie. Le biodesigner Christopher Bellamy de Bio Crafted a passé neuf mois à étudier les micro-organismes, qui "ont évolué pour émettre de la lumière comme mécanisme de défense pour effrayer les prédateurs", selon sa publication sur Instagram.designboom
La robe nécessite huit heures de lumière, huit heures d'obscurité et un environnement frais et serein pour s'épanouir. Selon Yahoo News, Van Herpen a reconnu la nature expérimentale de la pièce, déclarant : "Nous ne savons pas. Personne ne sait. C'est une entreprise exploratoire significative" lorsqu'on l'a interrogée sur la durée de vie de la robe.news.yahoo
Van Herpen occupe depuis longtemps la pointe expérimentale de la mode, créant auparavant de la haute couture à partir de feuilles de bananier, de fèves de cacao et de polymères imprimés en 3D. Le défilé de lundi à l'Élysée Montmartre présentait 18 créations ressemblant à des écosystèmes uniques, notamment des robes de mariée fabriquées à partir de bioprotéines cultivées en laboratoire et de fibres japonaises biodégradables.abcnews.go+1
La présentation comprenait des sculptures lumineuses de l'artiste Nick Verstand et un parfum personnalisé de Francis Kurkdjian qui flottait dans le lieu. La créatrice Iris Van Herpen s'est inspirée de la pionnière de la danse moderne Loie Fuller, avec des interprètes portant des extensions en forme d'ailes qui interagissaient avec des faisceaux laser.news.yahoo
La robe vivante existe actuellement davantage comme une pièce de musée que comme une mode portable. Van Herpen a montré des images du vêtement stocké dans une chambre contrôlée en acier et en verre avec de la brume s'accumulant à la base. La pièce ne peut pas encore être livrée aux clients en raison de ses exigences d'entretien.news.yahoo
La collection coïncide avec la Semaine de la Haute Couture de Paris, qui se déroule jusqu'au 10 juillet, où des créateurs indépendants comme Van Herpen présentent des travaux expérimentaux qui influencent souvent les tendances de la mode plus larges.designboom
"C'est lié à la vie de la personne qui la porte", a noté Van Herpen lors d'un avant-goût, décrivant comment la robe réagit au mouvement et à la chaleur corporelle. La tension centrale reste de savoir si une telle intégration biologique peut passer de l'installation artistique à la mode pratique, ou si elle représente une catégorie entièrement nouvelle de design vivant.news.yahoo
Au cœur de la philosophie de design de Van Herpen se trouve une fascination profonde pour le corps humain et sa relation avec le monde naturel. Formée au ballet classique, elle aborde la mode à travers le prisme du mouvement, voyant les vêtements comme des extensions du corps qui se sculptent en silhouettes multidimensionnelles. Ce savoir kinesthésique se transforme en créations éthérées qui brouillent la frontière entre le vivant et l'inerte, donnant une nouvelle vie à la forme humaine à travers des interprétations anatomiques complexes.irisvanherpen+1
Le travail de Van Herpen existe à l'intersection de la biomimétisme et de la technologie, où elle visualise les forces invisibles qui façonnent notre monde. S'inspirant de divers phénomènes naturels — des réseaux de mycélium aux ondes sonores, des ruches aux cathédrales gothiques — elle crée ce qui pourrait être décrit comme des "IRM artistiques" ou des "rayons X créatifs" de structures vivantes. Comme elle l'explique, "La technologie est plus un outil et elle me donne juste plus de liberté dans mon imagination. Souvent, j'ai quelque chose en tête qui n'est pas possible aujourd'hui, c'est pourquoi j'essaie toujours de repousser les limites de mes possibilités". Cette approche holistique considère le corps comme à la fois unique et connecté à des écosystèmes plus vastes, reflétant sa conviction que la mode peut servir de médium pour explorer les interconnexions plus profondes entre les humains et leur environnement.madparis+3