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bloomberg+1Reuters+1CNBCPékin a vivement réagi mardi aux dernières sanctions de l'administration Trump visant des entités chinoises pour leurs relations avec l'Iran, avertissant que la Chine « prendra toutes les mesures nécessaires » pour protéger ses intérêts et accusant Washington de déstabiliser le système financier mondial.
La rhétorique offensive du porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, est intervenue quelques heures après l'annonce par le Trésor américain de sanctions contre plus de 60 personnes, entités et navires dans le cadre de l'opération « Economic Outcast » (Exclu économique), une campagne visant à couper les derniers ballons d'oxygène de l'Iran. Lin a déclaré aux journalistes que la coopération de la Chine avec l'Iran « se déroule dans le cadre du droit international » et « ne devrait pas être perturbée ou compromise ».bloomberg+3
La liste des sanctions comprend plusieurs petites entreprises de Hong Kong et de Chine continentale, mais exclut notamment les grandes institutions financières chinoises soupçonnées de faciliter le commerce de pétrole iranien. Pourtant, le secrétaire au Trésor Scott Bessent, de The Goldman Sachs Group, Inc. , a laissé la porte ouverte à des mesures contre des acteurs plus importants. « Personne n'est hors de portée des sanctions américaines », a déclaré Bessent lundi, lorsqu'on lui a demandé si l'administration s'en prendrait aux banques chinoises. « S'ils facilitent les transactions et font partie de l'écosystème qui transforme le pétrole iranien en argent, puis en répression, ils seront ciblés ».CNBC+2
Cette confrontation met à l'épreuve la fragile détente économique entre Washington et Pékin. Le président Trump a annoncé cette campagne pour la première fois dans un message sur les réseaux sociaux la semaine dernière, promettant d'infliquer un « Jour J économique » à l'Iran et de punir les pays qui « fournissent une quelconque bouée de sauvetage » à Téhéran. Bessent a précisé que l'objectif de l'administration « est de couper toutes les ressources économiques qui soutiennent ce régime tyrannique jusqu'à ce que Téhéran se retrouve isolé ».Al Jazeera+2
La Chine est le premier partenaire commercial de l'Iran et est depuis des années le principal acheteur de pétrole iranien, absorbant jusqu'à 90 % des exportations de brut de Téhéran, selon la Commission d'examen économique et de sécurité États-Unis-Chine. Les échanges bilatéraux entre Pékin et Téhéran ont atteint près de 10 milliards de dollars l'année dernière, hors pétrole.The New York Times
Les médias d'État chinois ont adopté un ton provocateur. Une caricature publiée par China News représentait la statue de la Liberté sous les traits d'une toxicomane, comparant la dépendance de Washington aux sanctions à « une addiction », selon le New York Times. Les analystes ont souligné que la décision de Washington d'exclure les grandes banques chinoises de la liste initiale de sanctions suggérait une réticence à risquer une confrontation économique plus large avec Pékin, même si la pression sur Téhéran s'accentue.Reuters+1
Ce bras de fer intervient alors que les États-Unis maintiennent un blocus naval qui a considérablement réduit la capacité de l'Iran à exporter son pétrole par voie maritime, et avant une rencontre prévue entre Trump et le président chinois Xi Jinping.thehill+1