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wsj+1wsj+1forbes+1Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, a effectué un voyage inopiné à Moscou mardi pour avertir la Russie de ne pas lancer d'attaque contre les pays de l'OTAN, selon des sources proches du dossier citées par le Wall Street Journal News Corp . La visite, qui a duré environ quatre heures, a été motivée par des évaluations du renseignement américain indiquant que le président russe Vladimir Poutine pourrait tenter de tester la détermination de l'alliance par une frappe limitée contre un pays membre.wsj
Ce voyage marque la première visite connue publiquement d'un directeur de la CIA en Russie depuis que William Burns s'est rendu à Moscou en novembre 2021 pour avertir le Kremlin de ne pas envahir l'Ukraine, une invasion qui a eu lieu trois mois plus tard. Ratcliffe a voyagé à bord d'un C-17 Globemaster III de l'US Air Force qui a volé de Riga, en Lettonie, vers l'aéroport de Vnukovo à Moscou mardi matin, le vol étant visible sur les données de suivi publiques.forbes+3
Le message transmis par Ratcliffe était apparemment sans détour : "Ne le faites tout simplement pas", selon le Daily Mail, sur la base de renseignements américains indiquant que la Russie est prête à agir après l'enlisement de sa campagne militaire en Ukraine. Beth Sanner, ancienne directrice adjointe du renseignement national américain, a déclaré au Journal que la visite visait peut-être à dire : "Nous savons ce que vous envisagez de faire, et vous feriez mieux de ne pas le faire".economictimes+2
Washington a demandé à l'Ukraine de suspendre temporairement les frappes sur Moscou et Saint-Pétersbourg pendant la visite, Kiev acceptant de mettre en pause les attaques sur ces villes du 24 au 26 août.kyivpost+1
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé mercredi que Ratcliffe avait rencontré des responsables du renseignement russe, mais a précisé qu'aucune rencontre avec Poutine n'avait eu lieu. "Je peux seulement vous dire qu'il y a eu des contacts par l'intermédiaire des services de renseignement", a déclaré Peskov, ajoutant que Poutine avait été "immédiatement informé de tout".nypost+2
Le président Trump a balayé les spéculations sur la visite lors d'une interview avec l'animateur radio Glenn Beck mercredi, la qualifiant de "semi-routinière". Lorsqu'on lui a demandé si Ratcliffe s'y était rendu pour avertir Poutine de ne pas tester l'OTAN ou pour discuter des sanctions contre l'Iran, Trump a répondu : "Eh bien, rien de tout cela… Je déteste décevoir les gens". Il a suggéré que la visite était liée à la fin de la guerre russo-ukrainienne, ajoutant que "quelque chose pourrait en sortir".forbes+1
La visite intervient dans un contexte d'inquiétudes croissantes concernant l'activité militaire russe près du territoire de l'OTAN. Des drones russes ont récemment pénétré dans l'espace aérien moldave et roumain, et un drone naval a été détruit près d'une plateforme gazière roumaine le 20 août. L'Institute for the Study of War a averti que Moscou "entend normaliser ces violations contre l'OTAN".londonlovesbusiness
Le Journal a rapporté plus tôt en août que les renseignements américains suggèrent que Poutine pourrait tenter de défier l'OTAN par des actions allant de cyberattaques à l'envoi de troupes armées dans un pays voisin. John Foreman, ancien attaché militaire britannique en Russie, a déclaré à la BBC : "Les Américains n'envoient normalement pas un responsable d'un tel rang à Moscou sans préavis et à court terme, à moins que quelque chose ne se prépare".firstpost+2
Pour ajouter à l'intrigue, Poutine a signé trois décrets secrets le 25 août, le jour même de la visite de Ratcliffe, dont le contenu reste classifié, seule leur existence étant discernable par les lacunes dans la numérotation publique des ordres présidentiels.kyivpost