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brecorder.anews.iranintl.Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran, a déclaré dimanche que la réponse de Washington aux sept conditions de Téhéran pour la réouverture du détroit d'Ormuz était « insuffisante ». Les médias d'État iraniens ont relayé ses propos. Il a précisé que les États-Unis avaient accepté certaines conditions tandis que d'autres « restent floues ». Il a ajouté que l'Iran n'est « plus dans un processus de réponse aux Américains » et attend que Washington clarifie les points en suspens.brecorder+1
Ces commentaires constituent un nouveau revers pour les efforts de médiation visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l'Iran et à rétablir la navigation dans le détroit. Avant le début de la guerre fin février, environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux transitait par cette voie maritime.brecorder
Rezaei a indiqué que Washington avait approché Téhéran au cours des deux derniers mois par l'intermédiaire du Pakistan, du Qatar et de l'Irak. Il a affirmé que l'Iran avait transmis ses sept conditions il y a environ deux semaines, précisant que le détroit ne rouvrirait pas aux États-Unis et qu'aucune discussion n'aurait lieu tant qu'elles ne seraient pas remplies. Les rapports n'ont pas précisé quelles conditions les États-Unis avaient acceptées. Les demandes de Téhéran incluent la fin des hostilités, le dégel des avoirs iraniens, la levée des restrictions sur les exportations pétrolières et la fin du blocus naval américain des ports iraniens.anews
L'Iran a soumis cette proposition lors de l'Assemblée générale des Nations unies. Selon celle-ci, le passage normal pourrait reprendre sous sept jours si les conditions étaient remplies, et les États-Unis ont répondu plus tard via des intermédiaires qataris. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré fin septembre que Washington prendrait les mesures convenues au cours des quatre ou cinq premiers jours, que le transport maritime reprendrait le sixième jour et que les discussions sur un accord final commenceraient le septième. La Maison Blanche n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire de Reuters.brecorder+1
Rezaei a également averti que les actifs liés aux États-Unis dans la région pourraient être ciblés si les combats reprenaient. « Nous ne les avons pas encore inclus dans nos cibles, mais si la guerre éclate, de nombreux câbles, centres de données et centres d'intelligence artificielle seront à portée », a-t-il déclaré. L'Associated Press a rapporté qu'il avait menacé « les câbles, les centres de données, les installations d'IA et d'autres sites dans la région ».iranintl+1
Les États-Unis et Israël ont lancé la guerre le 28 février. L'Iran a répondu par des attaques de missiles et de drones, fermant effectivement le détroit, et Washington a alors imposé un blocus naval sur les ports iraniens. Les deux parties avaient signé un protocole d'accord en juin sur la liberté de navigation, mais celui-ci s'est effondré quelques jours plus tard.itv+1
Rezaei s'est exprimé alors que les tensions régionales s'intensifiaient. Les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont de nouveau frappé le terminal passagers de l'aéroport international du roi Khaled à Riyad après une attaque samedi qui a tué 12 personnes. Le président Donald Trump a déclaré qu'il envisageait de se joindre aux frappes saoudiennes contre le groupe. La position de Rezaei reste inchangée : le Golfe, a-t-il affirmé, ne peut être sécurisé sans la gestion iranienne du détroit, qu'il qualifie d'« atout national majeur ».anews+1